Mes Réalisations

Concour...

compteur...

<script type='text/javascript' src='http://localhost/count-skinable-premium.php?votre_id=300799&font_color=000000&back_color=FFCC33&back_color2=FFFFCC&font_family=Arial&nom_site=Larouetourne'></script><noscript><a href="http://www.123compteur.com" target="_blank">compteur</a></noscript>

Recommander

Samedi 9 septembre 2006 6 09 /09 /2006 00:00

C’est une date particulière pour moi, je ne pourrais pas dire qu’elle m’a rendu heureuse cette date.

Ce matin, je n’arrivais plus à dormir, 6h du matin et hop, je me lève. Envie de bouger, faire du ménache quoi un truc. Lili me voit et ne comprends pas, je lui dis rendors toi et je me sauve dans la cuisine. J’allume la radio et commence un brin de vaisselle. Il annonce que nous sommes le 9 septembre, y cinq ans de cela. Mon grand- père décèdera au petit matin et le soir même du 9. J’emmenais Luc à l’aéroport direction Ile de la Réunion.  

A l’époque j’habitais Grenoble, Luc n’était pas vieux mais il ne voulait déjà plus vivre avec moi. C’était la première fois que nous nous séparions aussi longtemps. Le départ fut un déchirement pour moi et pour lui certainement. Et oui ! Ce n’est pas la première fois que Luc par définitivement chez son père.

Aujourd’hui, c’est aussi l’anniversaire de Jérôme mon ami d’enfance, celui avec qui j’ai passée tout mes mercredi à jouer dans sa chambre, celui avec qui je suis partie en vacances avec sa petite famille, celui qui avait trois ans de moins que moi.

Ces années se sont arrêtées à ses vingt ans. Il n’a plus voulu vivre dans notre monde. Il s’est suicidé…Oui, je sais ce n’est pas très gai ce que je raconte. Mais je faisais la vaisselle et je pensais à lui, à Luc et son départ, au départ de mon grand-père…

Et Lili apparaît dans le salon, me demande ce que je fais si tôt le matin. Je n’osais pas lui dire tout ce que je ressentais comme tristesse au fond de moi. Je lui dis d’aller se coucher, mais elle insiste ! Heureusement que Lili me connaît bien…lol

Je lui dit tout en bloque, avec les larmes aux yeux et je rajoute c’est pour cela. Mais je n’ai pas envie que cela soit une triste journée. Alors je m’active !

J’ai passée une superbe journée, j’ai pensée à Luc, Jérôme, mon grand-père…et justement pour eux et surtout pour moi. Je suis en vie et sur terre…je veux rendre tous ceux qui me touchent  de prés, heureux. J’ai envie enjoliver nos journées, rajouter de la couleur encore et encore…je veux plus m’arrêter de réaliser et faire…donner ! Donner !

J’ai couchée les enfants en leurs chantant une chanson arrangé façon Sandy. Fait dodo !

Théo et Lou commence à faire les gestes de mime pour faire dodo…c’est super beau ! De les voir évoluer…je les croquerais !

Merci Lili pour tout ce que tu me donne…même si des fois, je pense que je ne suis pas juste avec toi.

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /2006 00:00

Hello, cela fait pas mal de temps que je n’ai pas écrit. Certainement pas envie, ou manque de temps.

Ce matin, très tôt Lou s’est réveillée quand elle a entendu maman Lili se lever. Pendant que Lili était sous sa douche. Je suis allée chercher Lou afin que nous puissions prendre notre petit déjeuner ensemble. Ce qui fait plaisir à Lili au lieu d’être seule devant son café fumant et l’ordinateur. Cela change !

Dimanche dernier, nous avons été à la piscine. C’était super sympa de voir les enfants dans la pataugeoire, nous avons pu faire quelques longueur chaque une. Cela m’a détendue, nous sommes rentrée tous casser. Rien de tel que la piscine…

Heureusement nous sommes vendredi aujourd’hui, enfin le week-end. Je commence à avoir du mal à gérer les enfants. Où c’est peut-être qu’en début de semaine je n’étais pas dans mon assiette et ils m’en n’ont fait voir. Lou n’arrêté de pleurer dans son lit pour le dodo…ils n’arrêtaient pas de se chamailler…et la dernière de Théo. Il monte sur le canapé, c’est quand même dingue à quinze mois. Je trouve qu’il est en avance et très sur de lui. J’en suis fière mais pas rassurer car peur qu’il tombe du canapé.

Tu sais, y à des fois. Quoi plus en début de semaine quand je ne me sentais pas bien. J’étais un peu submergé car j’avais la sensation de n’être bonne à rien ou pas bonne tout court. Comme si tout m’échapper et la seule personne qui peu prendre tout ce que je porte sur moi…devine qui prend tout dans la tête ? Ben, pauvre Lili… !

Je n’avais plus de courage ou motivation, Lili me booste comme elle peut. Puis après, je me dis « je déconne ! ». Arrête tes états d’âmes, tu n’avancera jamais comme cela…alors j’essais de faire des trucs avec les enfants. Et la fin de semaine se passe plutôt mieux… :o).

Mais c’est vrai, j’aurais une amie avec qui je pourrais parler ou autre…discuter avec des gens, cela me manque terriblement en ce moment.

Voilà, une journée ensoleillé s’annonce il va faire chaud. Y a un soir ou nous avons bue l’apéro sur une nappe étendu dans l’herbe derrière la maison au coucher du soleil. Avec les enfants qui s’en donnaient à cœur joie de pouvoir marcher et découvrir l’herbe. Théo n’arrêtait pas de monter et descendre. Car il faut dire que ce n’est pas du gazon, c’est de l’herbe à vache et Lou donné la main à Lili. Moins sur d’elle m’est après elle n’arrêtait pas de faire les aller et retour entre nous deux. C’était un moment d’harmonie, hum…y avait même les animaux autour de nous (derrière le grillage bien sur). Mais on les voyait ! Théo et Lou n’en perdait pas une miette…ils montraient du doigt et disaient –«  béeu ! béeu ! ».

Voilà, heureusement qu’il y a des moments comme ça, cela remotivé les troupes et Lili aussi cela lui a fait du bien de respirer l’air de la campagne après une journée de travail sur Paris.

Ben, voilà…

Au plaisir Sandy

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /2006 00:00

Enfin le week-end, avec le soleil  pour ne rien gâcher… :o).

Bon, je suis dans le bureau (ex chambre à Luc) en train d’écouter de la musique.

Après une bonne nuit de sommeil, ce matin ; Lili m’a emmené les bébés pour le bisou, du câlin matinal, du week-end. Certainement que j’ai envie de reproduire inconsciemment  cette sensation de retrouvaille. Comme quand j’étais petite et je savais que le week-end, je pouvais courir dans le lit de mes parents, sensation de protection et surtout de câlin ou bagarre…

C’est vraiment, un moment que j’adOore !

Quand je vois Lou et Théo se dirigé d’un pas, pas assurer…et après les avoir tout contre moi. C’est du bonheur… !

Puis pendant le petit déjeuner, je propose à Lili de partir à la braderie de la ville la plus proche de la maison. Cela me sortira et je sens que j’en ai besoin. Respirer un peu, voir du monde.

Je n’ai pas envie de jouer les hypocrites, je pense tous les jours à Luc. Mais je me garderais d’en parler dans mon blog pour l’instant. Car je me sens trop sensible…et voilà !

Donc, nous voilà partie tous ensemble pour la braderie. En plus, il y avait des associations sportives qui faisaient leurs pubs de début d’année.

Nous commençons à peine a avancé vers le premier stand, que je vois formation AFPS. Chouette, je le dis à Lili. Elle qui n’arrête pas de me dire qu’elle aimerait le passer. Ben, voilà chose faite, elle est inscrite pour un week-end de formation. Même si elle était hésitante vu que cela se passe le week-end et c’est le seul moment qu’elle peut passer avec les enfants. Nous discutions de cela avec le pompier, puis je taquine Lili. En plus tu apprendra le bouche a bouche… :o). Le pompier réplique –«  On a des mannequins homme et des femmes aussi ! »  

J’étais toute souriante de voir qu’il avait vu que nous étions en couple, hum… ! Nous sommes partie toute joyeuse de se stand et prête a attaquer tous les autres. Wouha ! Regarde théâtre, aller Lili prend un dépliant. Elle n’ose pas mais heureusement un monsieur avait entendu et nous tend gentiment son papier. D’ailleurs cela me botterais bien de faire de l’improvisation. Même si je suis une grande timide, même si cela ne se voit pas au premier abord. Je le suis, je suis encore de celle qui rougie quand je parle à quelqu’un. Et que je me sens émue !

Crois moi ! C’est vraiment chiant à mon âge de ne pas retenir ses émotions. Y en a qui disent qui aime cela. Ben, pas moi… !

Je trouve que cela fait gamine… :o) Bref, nous avons mangé un petit bout dans un resto « la comédie » pour ne pas le nommé.

Puis nous voilà, repartie avec les enfants en poussette. Et on a rencontré une ancienne nana du foot. Bref, elle m’interpelle dans la rue .Une Portuguaiche…je n’ai rien contre les portugaises.

Mais quand on dit qu’elle on du poile…Wouha ! C’est peut de le dire…j’ai vue, tu peux faire des locks (natte). Mais elle est quand même sympa. On parle des enfants et après footeuuuballeu… Oui, y a plus d’équipe, cela ne m’étonne pas vu l’ambiance et les pétasses de nanas qui y a. Voilà, je termine comme cela sur le sujet footeuuuballeuu… !

Nous faisons la braderie, bras dessus bras dessous avec ma moitié, humm…il fait bon vivre quand on se sent bien, comme en vacances. Nous avons dégotées (trouvé) une petite voiture avec un superbe pouette pouette ! Théo et Lou se battaient pour monter dessus et surtout faire pouette ! Pouette ! Quand tu les vois réagir comme cela, tu n’as pas l’impression que sont tes enfants. Ils grandissent  et j’ai la chance de pouvoir vivre cela .Je suis ému ! Je suis la première à voir nos enfants grandir et évoluer. Oh grand merci Lili de m’avoir offert des merveille. On dit toujours cela quand c’est les siens. Oui ! Je suis d’accord.

Nous avons passée une superbe petite journée tranquillou…Les enfants étaient super heureuse d’avoir des nouveaux jouets.

Sinon, voilà toute la journée…je pense à beaucoup de chose et je me dis souvent aussi que j’en parlerais dans mon blog. Je manque pas mal d’occasion pour écrire et me défouler…

Aller je vais au dodo…il est pratiquement 1 heures du mat.

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /2006 00:00

Rien que le soleil me donne envie de bouger, de respirer le grand air, envie de jardiner, envie de donner envie…

Ce matin, je suis face à mon café après une sale nuit. J’entends les enfants, mais je ne suis pas encore bien réveillé. Je me prends quelques minutes avant d’attaquer une journée.

Nous passons au petit déjeuner, Théo et Lou on bien dormis.

Nous avons joué a empiler de cube et après à les encastrer, les un dans les autres. C’est la spécialité de Lou, elle adore !

Pour la première fois, je leurs ai cuit de épinard frais avec des œufs dur pour le repas du midi. Pendant, leurs siestes du matin. J’ai donné à mangé aux animaux et débroussailler. Comme dit Lou tu n’as toujours pas fini ? Ben, nan ! Manque de temps.

Dans la matinée, Théo ne dort toujours pas. Je le prends et l’emmener avec moi au potager. Nous nous dirigeons a pied, car il marche super bien Théo. Je sens qu’il est fière de passer un moment avec moi (ou plutôt moi qui suis fière) de pouvoir partager ce moment. Je coupe du persil et le met vers mon nez pour le sentir et lui montrer que cela a une odeur. Je lui t’en et il ouvre la bouche. Je me dis : il doit être trop jeune pour comprendre, je brûle peut être les étapes. Puis nous allons faire une caresse aux bééeuu (mouton, chèvres..). Théo est encore plus fière de lui d’avoir touché le mouton. Cela devient de plus en plus réelle pour lui.

Avant de passer à table, je vois Théo me faire le geste comme s'il sentait "le persil"...il était tout content, le fait de m'avoir exprimer son geste. Je l'ai encourager et rapporter le persil pour le faire sentir a Lou. Elle n'a pas voulu!

Le midi dégustation de mes épinards, ils me font honneurs !

L’après-midi, je les couche et m’assoupie avec un nouveau livre que Lili m’a acheter la vieille « Du rêve pour les oufs » de Faïza Guène. Elle a écrit Kiffe kiffe demain et je m’endore sur le canapé.

Tu vas me dire y a rien d’extra ordinaire dans ta vie. Une mère de famille tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Oui peut-être !

Le téléphone sonne, ma mère. Je déteste le téléphone depuis cet été, je suis froide avec elle. Elle me demande si je fais la gueule, je lui dit qu’elle se permet d’insulter Lili et comme si de rien n’était …bref, elle dit que si je n’ai que cela à faire. Exactement !

Je sais que je me suis fait violence pour lui parler comme cela, je n’ai pas arrêté de penser à Lili. Ma petite femme qui a donné tout pleins de bonnes choses pour avoir des sales remerciements. Même si je sais qu’elle n’attendait rien !

J’ai réussie à lui faire comprendre !

L’après-midi, j’ai donnée le goûter aux bébés et nous avons joués et regardé petit ours brun en dvd. Nous avons fait une petite balade à pied et j’ai encore vu une vipère vers la boite au lettres. J’en ai déjà tué 3. Mais là, j’ai du mal ! A la binette, cela me fait passer dans tous mes états, c’est vachement dur …

Bien sur Lili me dit « il faudrait  »…mais c’est facile a dire faudrait la tué.

Dés que Lili est rentrée du boulot…je me suis éclipsé dans le jardin pour tondre. Hum…c’est super agréable ce soleil et de voir le jardin bien propre. Et dire que j’ai encore du boulot, il faut que je débroussaille encore un terrain. Mais je suis fière de participer a ce changement…la maison devient belle, même si je n'ai n’est pas trop de temps. J’ai trop aimer tondre au coucher du soleil, y avait les animaux qui faisaient le fou, ils couraient partout, sauter comme des gamins tous heureux…hum…cela respire le bonheur. J’adore sentir l’herbe couper cela sens bon…tiens je vois Lili en poussette qui me rejoints avec les bébés. Là, il ne manque plus rien dans mon tableau.

Nous marchons tous les quatre sur l’herbe fraîchement coupée, Théo est intrigué par la tondeuse. Il est très curieux, je l’emmène voir…il me parle ! Je ne sais qu’elle langue mais je sais qu’il me dit quelques chose qui a un rapport avec la tondeuse.

Voilà, je range tous au coucher du soleil…et les bébés au dodo…

J’ai aimé cette journée, elle fut pleine d’odeur et de saveur…donner l’envie !

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /2006 00:00

Vers l’âge de trois ans, mes parents ont décidé d’acheter un appartement à la ZAC. Une cité qui commençait à se construire. Nous avions  un grand appartement avec chacun sa chambre, cela nous changeait et au combien nous apprécions  ce nouveau  logement. Il se trouvait au 1er  étage  pas trop haut, juste au-dessus de nous il y avait la famille Morelle. Une famille de cinq enfants, mais les plus grands Bruno et Nadège avait quitté le foyer. Il restait Cathy, Maude et Jérôme.

Cette famille  m’est  chère au cœur, car Mme Morelle était ma nourrice (tata), elle m’a pratiquement élevée. J’ai passé toute mon enfance avec eux. Et que de souvenirs agréables ! ! !

J’étais souvent avec Maude et Jérôme. Tata  Morelle me gardait le mercredi et à quelques vacances où certaines fois ils m’emmenaient  dans leur maison de campagne.

Tonton était gardien de la paix et tata restait toujours à la maison. Quand je dis toujours c’est toujours ! Elle sortait très rarement. Mais quand elle sortait pour aller en ville, elle se mettait sur son 31, une grande femme au long cheveu blond, d’une classe incontestable ! J’aimais la voir belle comme cela. Elle m’impressionnait par sa modestie.

Le mercredi matin, je montais chez elle ! Elle m’ouvrait la porte de l’appartement, m’attendant en robe de chambre satinée bleue pâle, les cheveux détachés, la lumière du couloir éteinte parce que ses enfants dormaient encore. Et comme tous les matins elle me disait-« Alors, Laline ça va ? »

Puis nous allions dans la cuisine sans faire de bruit. J’attendais sur le banc de bois, que ses enfants se lèvent. Des fois, je m’endormais car je n’avais pas fini ma nuit, d’autres fois je la regardais préparer le petit déjeuner.

A cette heure-ci nous avions toutes les deux, des moments privilégiés. Cela nous arrivait d’avoir de grandes discutions où je lui demandais de me raconter des histoires. Je la respectais énormément et je l’écoutais en silence.

Elle me raconta, qu’elle est née dans le Morvan, qu’elle avait vécu à Paris en tant que femme à tout faire et quelques-unes m’ésaventures   que  tonton a eu pendant son service militaire…

Quand Jérôme et Maude étaient levés, la maison commençait à revivre, la lumière du jour rentait dans les chambres. Je savais que nous allions jouer ensemble après leur petit déjeuner et leur toilette. Nous inventions des jeux extraordinaires, imaginaires surtout quand mon frère était avec nous. Tous ces jeux se passaient  dans la chambre de Jérôme. Cathy qui était plus âgée, ne supportait pas trop le bruit que nous faisions. Elle était très studieuse et je la voyais toujours étudier dans sa chambre qu’elle partageait avec  Maude.

Maude est moi, nous avons eu quelques chamailleries tout au début. De jours en jours nous arrivions à jouer un peu plus ensemble, à la poupée.

J’aimais dormir chez eux, cela arrivait quand mes parents sortaient ou quand maman après le divorce voulait sortir le soir. Je me sentais bien chez eux !

Jérôme et moi étions les plus jeunes, mon frère et Maude nous commandaient souvent. Jérôme quand il était tout petit, nous lui parlions du loup-garou pour lui faire peur. Et moi, j’avais peur aussi mais je ne montrais pas. On l’appelait l’élome.

Le soir, tonton regardait la télévision et il ne  fallait pas faire trop de bruit. Des fois cela lui arrivait de ronchonner, il avait l’air sévère, il se faisait respecter. J’allais voir tata entre notre partie de jeux, dans la cuisine pour savoir ce qu’elle nous faisait à manger. Souvent elle me faisait plaisir avec ce menu.

Entrée carotte râpée avec vinaigre de vin, poulet rôti avec de bonne frites et une mousse au chocolat, tout cela fait maison.

Elle était d’une gentillesse, avec quatre enfants dans ses jambes dont deux qui n’étaient pas à elle, quelle patience.

Il y a des fois, elle aurait pu nous envoyer balader car  elle avait souvent la migraine. Les goûters étaient très bons : du pain, du beurre et du chocolat à croquer qu’elle me coupait en petits bouts pour que cela soit plus facile à manger. Et des crapiaux  d’énormes crêpes épaisses ou nous pouvions mettre ce que nous voulions. J’adorais ces goûter en famille.

Souvent quand je redescendais chez moi, je demandais à maman pourquoi elle ne nous faisait pas tel plat ou tel gâteau. Elle me répondait qu’elle n’avait pas le temps parce qu’elle travaillait.

Je me rappelle la première fois ou je suis allée à Villaco, dans leur maison de campagne qui se trouvait dans le Morvan. C’était pour les vacances de la toussaint. Maude préparait ses affaires, je ne savais pas si j’allais avec eux. Je voulais les accompagner car je ne désirais pas rester seule pendant ces vacances. Maude demanda à ses parents, mais ils ne savaient pas si maman était d’accord. Alors je dévalais les escaliers  pour descendre chez moi. Maman accepta et fit un mot à tata en la remerciant pour ce qu’elle faisait.

J’étais heureuse de pouvoir partir avec eux, moi je pouvais préparer mes affaires. J’étais toute excitée de savoir que le lendemain je partais dans la voiture de tonton.

Le lendemain matin, il faisait déjà très froid, il avait gelé. Les bagages  étaient dans le coffre. Tonton, tata à l’avant. Cathy, Jérôme, Maude, le chat  «  boule de neige » et moi étions assez serrés à l’arrière de la voiture qui était verte pomme.

Tout le monde semblait heureux !

J’avais tellement entendu parler de cette maison de campagne et des Vadros  qui avait une ferme à 2 km de celle-ci. Bref, je voulais découvrir ce petit coin de paradis, cette petite maison du bonheur que Maude avait.

Sur la route il y avait du verglas et du brouillard. Dans le Morvan, l’hiver il y fait très froid. A un moment un panneau qui indiqué «  attention verglas », tata l’avait vu et dit

 –« attention Jean il y a du verglas ! »

Au loin nous aperçûmes un car en travers et une voiture dans le fossé. Il continuait de rouler doucement quand nous arrivâmes prés des véhicules, il commença à freiner.

Soudain, la voiture se mit à tourner sur elle-même une ou deux fois et nous allâmes dans le fossé. Cela c’était passé très vite, j’ai pris Jérôme, Maude son chat et Cathy hurlait car elle était coincée. Nous étions tous plus ou moins sur elle. Nous sommes tout sorti de la voiture  et la gendarmerie est arrivée. Personnes n’étaient blessées, nous étions un peu sous le choc et Cathy se plaignait d’un de ses bras.

Les gendarmes ont  discuté avec tonton et il fallait trouver un dépanneur pour sortir la voiture du fossé. Nous sommes restés sur le bord de la route, il y avait du brouillard nous étions frigorifiés. Nous sommes montés dans une estafette pendant que tonton, tata, et Cathy réglaient leur problème de dépannage.

Les gendarmes nous ont emmenés dans un café ou nous avons eu droit à un grand chocolat chaud en attendant leur retour. Je m’en rappelle très bien car Maude et moi nous nous étions fait la même remarque. C’est bien, on est monté dans une estafette de gendarmerie, où l’on a entendu leur radio et on a eu un chocolat chaud gratuit.

Les gens du café prenaient tellement soins de nous, que Maude et moi nous rigolions de nos exploits. Chaque personne qui rentrait dans le troquet était mise au courant de notre accident. C’était plutôt marrant ! Sauf pour tonton et tata, mais la voiture pouvait rouler. Il avait rafistolé le coffre avec des tendeurs. Puis nous avons repris la route quelques heures plus tard, tonton roulait doucement et tout le monde dans la voiture était attentif et calme.

La maison de campagne se trouvait à quelques kilomètres de Moulin , un petit village.

Une fois arrivée, je fus surprise de voir cette petite maison de deux pièces qui était froide. Tonton se chargea des bagages avec nous et tata alluma de suite le poêle à bois. Maude me montra la maison de sa cousine qui était juste à côté de la leur, et les toilettes qui étaient à l’autre bout du jardin.

Des toilettes en bois avec une fosse en dessous. C’était la première fois que je voyais des toilettes en bois. A vrai dire je n’aimais pas vraiment mais quand il fallait y aller, je ne pouvais  pas faire autrement.

Jérôme, Maude et moi  nous allions chercher le lait chez les Vadros. Il y avait un bon bout de chemin à faire. Une fois arrivée vers la ferme, il y avait deux étables et un grand bâtiment. Dans la cour, des poules, des canards, et des oies. De cette dernière il fallait s’en méfier, elles nous attaquaient.

Maude m’avait dit que les Vadros étaient très gentils mais ils élevaient bizarrement leurs enfants.

Nous sommes rentrés dans la cuisine qui leur servait de salle à manger. Je fus surprise par une odeur très particulière.

Un grand poêle à bois  réchauffait toute la pièce. L’odeur de lait, de bête, des jambons suspendus et des gousses d’ail au plafond. Ces gens étaient très costauds et leurs enfants n’étaient pas très propres. Ce qui me choqua le plus, c’est le plus petit qui devait avoir quatre ans, il buvait du vin rouge avec son père.

Notre laitière de deux litres fut remplie avec du lait chaud. C’était un plaisir d’aller chercher du lait chaud.

Nous fîmes la visite de la ferme avec les enfants  nous finîmes par jouer dans une étable avec des moutons dans des mottes de paille. Un autre jour avec Maude, dans un hangar nous sommes allées voir des chatons qui se cachaient  un peu partout. C’était génial, nous avons joué  avec eux et Maude n’arrêtait pas de me faire rire. Elle leur tapotait le derrière en disant –« Cul ! Cul ! ». Ils accéléraient leur course et tombaient.

Nous faisions de la luge avec des sacs plastiques, devant la ferme. L’idéal un champ en pente, mais il fallait faire attention parce qu’il y avait une marre.

C’était super chouette tout était blanc, comparer à la ZAC, j’appréciais la nature et le grand air !

Le soir et midi, nous prenions nos repas tout ensemble, souvent nous aidions tata à préparer et nous essayons de faire des gâteaux.

Quand nous partions pour le village Moulin , nous passions devant un grand plan d’eau  magnifique.

Maude avait une boutique préférée pour acheter des bonbons. C’était une vieille dame qui tenait un genre d’épicerie plutôt  four tout  et très poussiéreuse. Quand  nous sommes rentées, la cloche de la porte se mire à tintait. Il y avait une odeur de renfermé, de vieux, de confinement. Je regardais partout il avait une espèce de grand buffet en bois avec des vitres. Une vitrine à l’ancienne, une vieille femme franchissait une arrière porte et nous demandait ce que nous désirions. Maude se dirigeait vers les bonbons qui étaient dans des bocaux. Puis cette vieille femme qui avait l’air de la connaître parlait doucement tout en nous emballant nos bonbons.

Par ces odeurs, ces vieux meubles, devant cette vieille dame, j’étais émue. J’imaginais le lourd passé de cette épicière. Beaucoup de souvenirs dans cette maison de campagne, ce fut des moments fabuleux de mon enfance ou je vivais dans une famille remplie d’amour et de simplicité.

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Mon enfance...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /2006 00:00

Ce matin, c’était plutôt grâce mat avec les bébés. Je n’ai pas eu droit à mon bisou du matin, ou je devais dormir tellement que je m’en rappel plus. Dehors de la pluie et rien que de la pluie…les animaux s’abritent dans la cabane de fortune que j’ai fabriqué avec des palettes. Je suis assez fière de moi sur ce coup là.

Bref, la matinée se passe tranquillou, je prépare de la pâte à sel car j’ai envie de faire l’empreinte de nos deux bouts en souvenir. Et pour faire une surprise à maman Lili, j’essais de trouver de trucs a faire avec les bébés. C’est vrai, qu’ils sont très jeunes…pour faire des activités manuelles.

Ce soir, Lili est rentrée …je me suis mise dans le bureau tranquillou. Un peu de temps pour moi.

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /2006 00:00

 Avant de commencer à me raconter, j’aimerais vous présenter mes parents.

Mon père est né à Casablanca, c’est une ville chaude du Maroc, c’est un pied noir. Ma mère est une bourguignonne. Ils travaillent tous les deux, papa est chef d’équipe dans une usine, maman  est fonctionnaire.

Mon frère  Rémi est né juste après leur mariage, mais à la fin des années soixante il  n’était pas  bien vu d’être fille mère ; ils ont  officialisé leur union en  juin 66 et mon frère est né en décembre.

Je suis née quelques années plus tard.

Un de mes premiers souvenirs remonte quand j ‘avais deux ans. J ‘habitaient un quartier calme, au premier étage d’une H L M.

Ma  nourrice était logée au-dessus de nous, elle s’appelait  Madame MET
Je me  souviens bien du quartier, il me suffisait  de traverser  la rue, pour  atteindre les  magasins, il y avait le Tabac, la  Boulangerie, la  Pharmacie ; je garde un souvenir  émouvant de l’épicière, à chacune de mes visites elle me donnait des  Carambars.  Dans le quartier on se connaissait  tous, l’ambiance était très amicale.

Le matin  après avoir pris mon petit déjeuner en compagnie de mon frère et maman, nos allions chez  tata. J’en ai  encore  l’eau  à la bouche en  pensant à ses bananes  écrasées du goûter et  aux petits Jésus  qu’elle nous donnait le soir avant de partir.

Tata gardait aussi un petit garçon, il s’appelait  Ludovic, on  se  ressemblait beaucoup parce que  l’on  m’habillait déjà  comme un petit mec.

Nous  étions  tous les deux  frisés et poupons, à la seule  différence il était  plus  bronzé que moi.

Un soir, il était malade, à  mon âge je ne pouvais pas comprendre la gravité de sa maladie, mais  je me souviens qu’il vomissait énormément. (Il faisait de convulsions en vrai) Avec mes yeux d’enfant, je ne comprenais pas.

Puis des hommes tout habillés de bleu avec de  grandes bottes noires sont venues le chercher, ils l’ont  enveloppé  dans une couverture, ils l’ont emmené.

Je les revois encore les pompiers descendrent les  escaliers en le tenant  dans  leurs  bras, je regardais leurs ombres dansaient sur les murs. La lumière s’éteignit, je ne vis plus rien.

Je  suis  restée  longtemps  sur  le pas  de la porte à pleurer. Tata  essayait de me consoler, mais en vain, on m’avait pris mon ami.

Je ne l’ai jamais revu.

Comme mes parents  travaillaient pendant les vacances, nous partions  mon frère et moi  dans la maison de campagne de tata à Turie.

Je n’avais que deux ans, mais mes souvenirs sont très nets.

Je faisais  du tricycle dans la cour, refusant de jouer avec mon frère. Il y avait  une grande bâtisse, qui  m’intriguait beaucoup mais je n’avais pas le droit de m’en approcher.

Je restais de longues minutes devant cette grange en bois avec ses grandes portes en bois qui coulissaient sur les côtés... Je savais  qu’à l’intérieur il y avait mon tonton qui travaillait mais il ne voulait pas qu’on le dérange.

Un jour ma curiosité fut plus forte que les interdictions, et je suis  allée vers la grange, comme  les portes étaient grandes ouvertes, j’ai regardé à l’intérieur.

Il y avait de grandes tables en bois, avec tout un tas d’objets hétéroclites. Dessus, je ne savais pas à quoi ils servaient mais j’étais fascinée.

Je fis quelques pas à l’intérieur, une forte odeur  de bois me prit les narines, une odeur agréable et fraîche. En  regardant le plafond il y avait une lucarne salie par la sciure, où essayaient de s’infiltrer quelques rayons de soleil. Je voyais une multitude de paillette dans les rayons.

Je suis restée de longues minutes devant ce spectacle, c’était superbe !
Parfois il m’arrive encore de penser à cette grange, c’est  toujours  avec  émotion et  nostalgie.

Les souvenirs s’entrechoquent dans ma mémoire, il y en a un qui me revient  avec énormément  de précision.

Un soir, alors que j’étais déjà  couchée dans mon lit en rotin, un énorme orage éclata.

Il  n’y avait pas longtemps que j’étais couchée. L’orage me faisait très peur  et je restais  sous mes draps sans  bouger.

A cette époque je partageais ma chambre avec mon frère  et quand je tournais ma tête de son côté pour  chercher du réconfort, je m’aperçue qu’il n’était plus dans son lit.

Je me suis mise à crier, à pleurer, j’avais peur, je ne voulais pas rester seule.
Le ciel tout noir était transpercé par de violents éclairs, je savais que la seule solution était d’aller rejoindre mes parents dans leur chambre.

Mais pour la petite fille que j’étais, le chemin me paraissait  irréalisable.

Il me fallait escalader mon lit, traverser la salle à manger, franchir un long couloir et enfin ouvrir la porte de mes parents, un vrai parcours  du combattant. Je fus longue à prendre ma décision, mais je ne pouvais plus rester seule, alors je pris mon courage à deux mains.

Sortir de mon lit me fut facile  parce que j’avais l’habitude de le faire touts les matins, traverser la salle à manger fut périlleux, mon cœur  battait à 100 à l’heure. Un éclair  plus gros que les autres éclata et j’en fus éblouie, je tombais par terre  hurlant de peur, j’avais froid, je me sentais abandonner.

Quand soudain, j’entends la voix chaleureuse et forte de mon père qui me dit de me dépêcher de venir  les rejoindre. D’un coup j’oubliais ma peur et les éclairs, je courrais dans le lit de mes parents. C’était la première fois que je dormais avec eux toute une nuit et j’en garde un souvenir chaud et tendre à mon cœur.

Le matin en week-end, j’allais directement dans le lit de mes parents  pour faire un câlin ou jouer à la bagarre avec mon père et mon frère.

Je ne voyais pas souvent mon papa parce qu’il faisait les 3/8 à l’usine sauf parfois quelque dimanche matin.

Mon père m’emmenait avec lui faire  son tercé et c’était jour de fête. Nous  allions dans des bars tous enfumés avec plein d’hommes de toutes nationalités qui parlaient et riaient fort.

Moi devant mon diabolo grenadine, je ne quittais pas mon père des yeux, il était beau et je l’admirais, prés de lui je me sentais en sécurité.

Parfois on rentrait tard alors pour se faire pardonner papa achetait  des fleures ou des gâteaux à maman. Une fois de retour à la maison, nous mangions devant la télévision  noir et blanc avec notre soda. Il fallait faire attention à se tenir droit et à ne pas couper la parole.

Les règles  que mon père nous faisait respecter. Pour nous faire comprendre que quelque chose ne lui plaisait pas, il grattait la paume de sa main en disant-«  ça me gratte ! ».
Ce qui signifiait, cela  m’énerve. C’était l’avertissement, et si on n’arrêtait pas, on allait recevoir une trempe. Ou il  comptait à voix  haute jusqu’à cinq, c’était bon. Son regard méchant nous guidait et  nous permettait  de savoir  si nous dépassions les bornes. Mais des fois il s’amusait à changer de regard, alors c’était la panique, nous ne savions plus si ce que nous faisions était  mal ou bien.

Mon frère rigolait nerveusement souvent à table et mon père ne supportait pas.

Les disputes étaient déjà présentes entre mon père et ma mère, dans ces cas là mon frère Rémi et moi nous allions dans notre chambre. Je mettais ma tête sous l’oreiller et fermais les yeux le plus fort possible pour ne plus rien entendre et pouvoir dormir. Leurs disputes me rendaient malheureuses mais je ne pouvais rien faire.

Nous n’avions pas de chien, ni de chat. Mais un simple cochon d’Inde blanc tacheté de marron, une femelle que l’on appelait –« Coco ! »

Dés que quelqu’un rentrait ou sortait de la maison, elle se mettait à couiner dans sa cage grillagée orange. Pas besoin de chien on savait s’il avait quelqu’un. Elle était pratique, surtout pour ronger nos ongles. Par contre  son odeur était assez particulière, mais je l’aimais bien.

 

Aujourd’hui c’est un grand  jour dans ma vie, pour le première fois je vais à l’école. Elle se trouvait  à 500 m de la maison. Comme mon frère y allait déjà je voulais voir à quoi cela ressemblait ! Dans ma tête je me disais si cela ne me plaisait pas, je pourrais renter à la maison avec maman. Elle m’y a déposée et je suis restée seule dans un grand couloir avec d’autres enfants. Comme je ne savais pas ce que je devais faire je me suis mise à pleurer ! Les autres enfants se dirigeaient dans une salle  de classe et je les ai suivis séchant mes larmes.

 

Je laissais mon manteau sur un long porte manteau qui  faisait pratiquement tout le mur, je ne savais pas pourquoi mais je devais faire comme eux. Dans cette école il y avait une odeur particulière, une odeur de renfermé.

Les murs étaient vert pâle, le carrelage blanc, des vitres opaques, on ne voyait pas à travers. Ce que je détestais le plus, c’était les toilettes, il n’y avait que deux cloisons, et tout le monde pouvait me voir, je détestais cet endroit.

J’ai mis beaucoup de temps à m’habituer à cette école, mais la maîtresse était gentille, elle s’appelait Genèvre.

Avec le travail de maman qui est fonctionnaire, on avait des avantages pour partir en vacances, grâce au comité d’entreprise. Il y avait des fêtes pour Noël, des week-end, beaucoup de surprises sympathiques.

Les premiers camps où  nous sommes allés se trouvaient à Sainte-Palaye sur Mer à côté d’Arcachon. Nous avions une grande tente  bleue, chacun sa chambre mon frère et moi, et celle de mes parents. C’était très agréable de découvrir la vie de camping, le seul inconvénient était d’aller chercher de la glace pour mettre nos repas au frais. Pour cela il fallait  aller en ville.

Une fois les gros bâtons de glace dans le coffre, il fallait faire vite.

Un jour, mon père demanda à ma mère de conduire la voiture, qui était une G-S Citroën grise. Maman ne voulait pas n’étant pas très sûre. Mais dans  cette histoire le plus fort gagne ! Bref ! Elle a pris  le volant, vraiment pas rassurée, et nous derrière en  train de se demander ce qui allait encore se passer.

Il fallait si attendre ! Boum ! Maman percuta une pancarte !

Elle se fit  engueuler, devant tout le monde par papa. Puis une fois qu’il fut installé de nouveau tous les deux  dans la voiture, mon père en profita discrètement pour la  frapper sur la cuisse. Moi, j’étais au milieu des deux sièges arrière et j’avais tout vu, maman ne dit rien.

A part cet incident ces vacances se passèrent normalement et mon frère et moi étions heureux.

Par Sandy - Publié dans : Mon enfance...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /2006 00:00

Je suis dans le canapé en train de griffonner mes pensées avec mon crayon de papier.

Ce week-end fut le premier week-end à 4. Même si Luc a téléphoné pour donner des nouvelles, en plus des bonnes. Ce qui rasure…

Je suis en train de me réveiller.

J’ai comme l’impression de sortir d’un coma profond et pendant tout ce temps là… pleins de moments sont passés.

Je me réveille !

Je vois juste à mes côté ma femme avec sa peau douce et son odeur toujours aussi attirante. Je me blottis contre elle, j’ouvre les yeux doucement. La lumière du soleil essaie de pénétrer dans la chambre. Les enfants se manifestent par des « maman, babé… ! ».

Ma moitié se lève et me les emmène me rejoindre dans le lit. Lou est la première et Théo fait plus de bruit qu’il n’avance. J’ai eu droit à des gros câlins de bébés…hum !

Je me lève et par les rejoindre dans le salon, ils sont tout fiers de prendre leurs biberons seuls. Je suis là, pensive.

Je réalise qu’il faut que j’apprenne à vivre réellement, tous ces petits moments de douceurs que je veux prendre à bras le corps. Puis dans l’après-midi, nous avons fait une balade. Histoire de prendre l’air un peu. Nous discutions avec Lili de nous de nos envies de nos projets. Oui ! On n’en faisait plus…plus rien !

Je suis en train de m’en rendre compte que je vais pouvoir avancer pour moi et nous.

Je crois qu’il faut que je saisisse réellement ce qu’il m’arrive.

Comme dit Lolo : Je suis en train de naître !

Puis, je suis tombée sur des anciens dialogues de notre rencontre avec Lili. Juste après notre première rencontre, nous avons communiqué par le net. J’ai imprimer ces dialogue…c’est impressionnant l’intensité de notre amour ;

Je me rends compte que pas mal de choses difficiles ; on calmer toute cette ardeur.

Mais je suis heureuse de ressentir les mêmes choses et se retrouver enfin comme avant. Qu’est ce que c’est bon ! :o)

Bon, j’arrête là sinon cela risque d’être trop croustillant…lol

Je thème tellement...

Sandy

 

 

 

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 26 août 2006 6 26 /08 /2006 00:00

Voilà, hier en fin d’après-midi Luc est parti pour Ile de la réunion rejoindre son père. Nous nous sommes retrouvés comme prévu à la gare de train, puis nous avons pris un taxi direction Orly. Nous avons eu le temps de discuter ensemble et plus l’heure approchait plus Luc se terrait et se refugiait dans son mutisme. Je sentais qu’il était triste, je lui expliquais que c’était pour son bien de partir. Son père allait s’occuper de lui, il allait avoir plus de liberté…

Oui, il est content et triste à la fois. Je lui dis qu’il doit voir de l’avant commencer à grandir un peu dans sa tête…travailler, découvrir des choses, avoir des amis…

J’ai toujours positivé, même si au fond de moi le doute persiste. Je ne sais pas si cette séparation va le faire avancer. En tout cas, je sens que je vais pouvoir respirer un peu.

Quand nous sommes passé à l’enregistrement des bagages, c’était terrible, il avait 9kg voir 10 de trop. Je ne pouvais pas payer et ne voulait pas non plus.

J’avais demandé à ma mère de faire attention aux bagages de ne pas le charger pour rien. Nous voilà, en train d’ouvrir le sac devant tout le monde. Je découvre pleins de conneries que ma mère à donner à Luc. J’ai du retirer un sac complet de fringue qu’elle lui a donné. Nous sommes passé au moins trois fois pour peser le sac… Au bout de la troisième fois, le monsieur a eu pitié de nous, je lui avais expliquer 25kg pour aller vivre à la Réunion s’est vraiment pas beaucoup. Il nous a fait grâce de 7 kg. Il restait plus que son synthétiseur a faire passer en bagage à mains. Je me suis dirigée vers une hôtesse, qui m’a envoyer vers un autre monsieur…lui sortant encore mon baratin. Mon fils va vivre chez son père et nous avions un excédant de bagages, heureusement le monsieur nous a laissé quelques kilos. Mais comment je peux faire pour son synthétiseur…il n’est pas lourd du tout. On peut lui laisser en bagage à mains ?

Ouf, il me donne une étiquette pour bagage à mains.

Voilà, j’ai réussie a  ce qu’il parte avec tout ses affaires, sauf les affaires de ma mère que j’ai mis avec plaisir dans une poubelle de l’aéroport.

Les dernière heures sont pénible et lourd, j’essais de ne pas pleurer…de temps en temps les larmes me montent aux yeux. Je respire profondément, je n’ai pas envie de craquer avant…je souffle, je trouve cela trop long.

Enfin, une hôtesse vient chercher les enfants et les grands aussi. Les parents peuvent suivrent, nous montons au premier étage, dans le grand hall ... y a visiblement un film qui est en train de se tourner, mais je n'y fais pas attention ... Nous disons au revoir aux enfants. J’en peux plus, je dis au revoir à Luc. Il me dit –« ne pleure pas maman, bonne chance ! ».

Moi, je lui dit-«  je t’aime n’oublie pas ! Fait attention a toi ! » . Il part dans une salle spéciale pour les enfants accompagnés d’hôtesse.

Je suis en train de pleurer et y a pleins de monde dans ce hall d’aéroport. J’entends Action ! Action !

Je me dirige vers une banquette libre, je ne fais pas attention. Mais une fraction de seconde je me dis ils sont cons les gens de se serrer comme ça, alors qu’il y a de la place là. Je m’assoie sur la banquette. Je suis en larme ! J’essais d’écrire sur un bout de papier ce que je ressens. Quand un homme vient vers moi, me demande de ne pas regarder la caméra et de changer de place…Je le regarde toute en pleurant et lui dit. –«  je ne peux pas pleurer tranquille ! »

Il m’indique la banquette de derrière où je suis de dos dans le champ de la caméra. Je ne réagie toujours pas. Je suis dans ma tristesse de maman !

En face de moi, un vieux monsieur avec un bagage. Me dit-«  ne vous retourner pas vous étés dans le champ ! »

-«  Dans le champ ?! Mais vous allez tous me dire la même chose ?! Une femme au loin, avec un talkivwalki me dit bouger faite comme si vous étiez vivant !! ».

Je me lève et dit tout haut ce que je pensais. Personne veut me laisser tranquille, je m’en fou de votre film… toute en pleurant…Je pensais avoir du soutient des voyageurs (mais c’était tous des figurants).Je sors. Passe devant la caméra et l’acteur principal…je ne sais plus son nom... Bref, j’ai été filmé ou on croyait que j’étais figurante !!!

J’entends c’est dans la boite !

Je pense que lorsque j'ai quitté Luc, je suis passé par un passage ou il n y avait personne du tournage pour prévenir qu’il était entrain de tourner et du coup je me suis trouvé en plein milieu d'un tournage entrain de pleurer alors que tout le monde me prenait pour une figurante qui faisait mal son boulot....

Tu vois le truc !

Bref, je peux dire qu’avec du recule c’est marrant. Mais sur le coup ! Nan.

Je m'éloigne de leur tournage, je me calme et me sens moins lourde, Luc est parti, j’attends le décollage…je vois l’avion passer devant moi…



Le soleil tape sur les grandes baie vitrée, je trouve cela doux…je regarde Luc prendre son envole. Envole toi mon fils !

Puis, j’avais envie de me télécharger jusqu’à la maison. Prendre les bébés et ma petite femme dans mes bras. Sentir leur amour !

Chose faite, quand je suis arrivée…ils étaient là a m’accueillir. Hum, c’est bon !

Ma chérie m’a préparé un bon petit repas, j’ai couchée les bébés. Et vu le mal de crâne que j’avais, je suis allée faire un gros dodo.

Apparemment Luc a téléphoné ce matin à 4h, il était à l’aéroport son père n’était pas là. Il a fallut 5 h pour qu'il me confirme qu'il etait finallement bien arrivé chez son père. Il n’a pas de chambre pour l’instant, il dormira dans une tente et dans quelques jours RDV pour du travail. Voilà, Luc est un peu perdu mais je compte sur lui pour réaliser qu’il est bien à la réunion. Et qu’il va faire sa petite vie.

Bon envole Luc…Je t’aime !

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 24 août 2006 4 24 /08 /2006 00:00

Oui, aujourd’hui j’ai passée une journée assez remplie avec les bébés.

J’ai mis un petit matelas dans le salon pour jouer à la bagarre, ou faire des acrobaties…J’ai eu un coup de fil de Luc qui ma passé directement mon beau père. Bref, je n’avais pas du tout envie de parler de bagages et de kilos dans la soute à bagages.

J’ai  l’impression comme Luc et loin de moi, que j’ai occulté son départ et il faut que je me rende à l’évidence. C’est bien demain que je l’emmène à l’aéroport.

Je sens un déchirement mais différent de la dernière fois. Il est plus grand et il m’a fait beaucoup de mal aussi. Je pense que cela pèse dans la balance.

Je me sens pas bien car il part…mais j’en sais rien à vrai dire. Je ne saurais décrire ce que je vie car je ne veux pas y penser.

J’ai comme un dédoublement…ce qui me gène c’est tout ceux qui ont entourés Luc avant son départ…leurs dire, leurs incompréhensions, leurs doutes camouflés, dissimulés dans des phrases…cela me fait mal...

Puis y a Lili, qui n’arrête pas de me dire de voir et d'aller de l’avant. Elle me dit…qu’elle ne veut pas me voir triste ou pleurer… Je sais ce qu’elle ressent, toute cette énergie qu’elle a donné pour Luc et tout ce que nous avons vécu de difficiles sans soutien. Et pour ça part, elle n’était pas prête a vivre une chose pareil. Remarque, je ne sais pas si on est prêt à voir son enfant comme ça.

Je sais qu’elle est toujours là pour moi, même si c’est mal a droit de sa part de me dire des choses comme ça. Je la connais ma moitié, elle est là. Mais comme elle me dit…elle veut vivre et elle a bien raison, je suis toute à fait d’accord avec elle…

Voilà, Lili va bientôt rentrer du boulot…Théo n’arrête pas de faire des acrobaties et Lou est en train de lire petit ours brun.

Hum…

Demain, je pars pour Paris

Hum, je me le dis car j’en suis pas encore persuader…c’est dingue quand même !

Biz

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus