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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 11 2006 00:00

Je sonnais ! Personne, je suis rentrée et j’ai gentiment ranger mes affaires.

Quelques heures  après mon arrivée, maman frappa à la porte. Je ne la reconnaissais pas, elle était très bronzée c’était surprenant.

Elle revenait de faire des courses à l’hyper marché de notre quartier. Nous étions heureux de nous retrouver ! Elle me raconta que pendant ses vacances à Montpellier elle avait rencontré Marc. D’ailleurs elle était tombée folle amoureuse. Elle avait passé de merveilleuses vacances et j’étais contente pour elle.

Moi, je lui ai raconté vaguement les choses.

Ma scolarité était terminée et je venais de recevoir toute mes demande de dossiers que j’avais fait avec la conseillère d’orientation.

Elles étaient toutes refusées !

Pour la rentrée, je n’avais pas d’établissement, maman demanda à mon collège. Il ne voulait plus de moi sauf en CCPN.

Une classe de retardés à mes yeux et il n’était pas question d’y aller ! J’avais surtout envies de partir de chez moi et d’être interne.

Mes raisons ?

Elles étaient claires, maman avait besoin de refaire sa vie et mon père commençait une nouvelle vie avec Marie. Il fallait que je trouve une place dans ma vie et maman était amoureuse et moi j’avais besoin d’indépendance.

Je traînais trop dehors le soir, je savais que si je restais là. J’allais faire des conneries avec les autres de la cité.

Il fallait absolument me trouver une école.

La veille de la rentrée, nous décidions de prendre l’annuaire téléphonique et appeler un établisement qui était à 60km de chez moi. Elle eut directement la conseillère d’éducation. Elle lui dit qu’il n’y avait plus de place en employé de bureau. Il en restait une mais en Mécanique Générale.

Oh ! Grand désespoir, je dis Oui ! Je serais interne.

Suite à mon inscription par téléphone, le lendemain je me suis retrouvée au LEP des Chaumes. Avec mon gros sac pour la semaine, arrivé dans le dortoir : on me montra mon lit, l’armoire et le bureau.

Je me suis retrouvée interne dans un dortoir de 47 filles : Collège, Lycée et LEP mélangées. C’était nouveau pour moi, j’étais un peu perdue, je sortais de mon collège de 300 élèves et là nous étions 2000.

J’étais en 4ème Mécanique Général, dans ma classe il n’y avait que des mecs.

Ma première semaine d’internat fut éprouvante, j’avais du mal à me faire des copines (accepter) et je m’étais battue avec une ancienne qui m’avait insulté de « fille de pute » en Portugais.

Après cette bagarre, j’avais fait ma réputation et personne ne venait me chercher. D’ailleurs, j’ai échappé au bizutage grâce à cela.

Le premier trimestre, je me suis appliquée sur mes leçons, même si cela n’était pas toujours facile avec les garçons de ma classe. Effectivement, je n’étais pas très féminine ce qui était un avantage mais il ne fallait pas trop que j’impose ma masculinité sinon c’était le conflit direct. Donc, j’essayais de faire mon trou, prendre ma place dans cette classe avec ces garçons très dissipés et bien souvent indisciplinés.

Après les cours, je me retrouvais avec les filles de l’internat et là aussi ce n’était pas simple de changer mon comportement. Et de m’adapter ! Au début c’était dur, mais finalement j’ai pris l’habitude.

J’ai réussi à avoir le meilleur bulletin de toute ma vie. Sinon les week-ends chez mon père étaient de plus en plus courts car j’en avais marre de n’être qu’un mur.

Et surtout je ne supportais pas ses ordres et ses nombreuses colères. De plus un soir à table où tous les enfants de Marie étaient là ainsi que mon frère.

Mon père prit la parole et toucha le ventre de Marie qui était arrondi et pour cause.

Il annonça-« Vous voyez cet enfant, ce sera le mien et je l’aimerai plus que vous ! ! ».

Cette phrase me raisonna dans la tête et me fit mal au cœur ainsi qu’à mon frère.

Au bahut ça allait de moins en moins bien. Un jour, je subis une injustice. Tout a commencé un soir, on attendait dans le couloir que la pionne ouvre la porte de l’internat. Nous étions toutes serrées les une contre les autres et j’aimais bien chahuter. Je m’amusais avec la paume de ma main à taper sur le front de certaines, ce que je fis à Nini. Puis nous avons passé une soirée ordinaire à l’internat sauf que Nini était partie à l’infirmerie. La directrice de l’internat fit son tour, Mme Porch que nous surnommions «  La grosse porche ».

Le lendemain matin, je suis allée au LEP comme d’habitude. Avant d’aller en cour je fumais ma cigarette quotidienne sous le préau.

Quand  soudain !

La conseillère d’éducation sortit comme une furie et commença à m’accuser d’un acte que je n’avais pas commis, je ne comprenais rien. Une fois arrivées dans son bureau, elle m’engueula devant tout le monde en laissant sa porte grande ouverte. J’essayais de m’expliquer !

Nini était encore à l’infirmerie ce matin, son père était venu la chercher pour l’emmener à l’hôpital.

La conseillère d’éducation voulait le numéro de mon assurance parce que j’avais frappé Nini sur la tête et elle devait avoir un traumatisme crânien. Je ne croyais pas une seule minute que je pouvais avoir fait une chose pareille. Le pire c’est qu’elle ne me croyait pas et voulait téléphoner à ma mère pour lui demander si elle avait une assurance.

C’était une trop grosse injustice, de me traiter de la sorte. J’ai envoyé balader la conseillère, je suis sortie de son bureau avec la haine, car c’était la petite goûte d’eau qui faisait déborder le vase. J’accélérais le pas dans le couloir du bahut car je sentais qu’elle me suivait. Quant au loin sa voix me dit-« Sandy ! Si tu t’en vas ! Tu perds ton sac de billes ! ! ».

Cette phrase résonnait dans ma tête, je fis demi-tour arrivé dans son bureau, elle referma la porte derrière moi et je me suis mis à nier les faits tout en laissant couler des larmes sur mes joues rouges de colère.

Elle me laissa une chance de m’expliquer. La semaine qui suivit cet incident, je sus que Nini avait eu une sinusite. C’était la grosse Porche qui avait inventé cette histoire.

Je disais que c’était la petite goûte d’eau qui faisait déborder le vase, parce que les week-ends, cela n’allait pas très fort chez mon père.

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Mon enfance...
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 11 2006 00:00

 

Quand j’allais les week-ends chez mon père, c’était pénible, j’avais l’impression de n’être rien à ses yeux. Nous faisions de moins en moins de choses ensemble et mon frère je ne le voyais pratiquement plus. Sa femme était la seule et unique chose qu’il voyait.

A la fin de cette cinquième, il me fallait quand même redoubler. A vrai dire je n’avais rien fait de plus que l’année précédente, j’étais  en échec total ! Cette deuxième cinquième fut, éprouvante car j’étais plus grande que ceux de ma classe.

J’avais arrêté le sport : dégoûter car je voulais faire sport étude. Mon prof de judo, m’avait laisser entendre que ce serait possible. Mais impossible vu mon niveau scolaire !Je sortais le soir, pour être avec des copines . Je ne savais pas quoi faire de ma peau.

Avec maman, on s’entendait bien ! Mais…y avait de plus en plus de copains qui venaient à la maison.

Elle sortait pas mal de week-end, le vendredi soir avant de partir ces amis venait la chercher à la maison. Elle se faisait toute belle, j’aimais la voir joyeuse comme cela…je le sentais heureuse de pouvoir aller en boite. Comme une ado, oui car elle a eu mon frère  tôt et n’est pas sorti comme les autres de son âge. J’imagine !

Puis cela m’énervée de voir les genres de mecs qui venait. Y avait un cascadeur…puff tu parle! De mes deux oui !

J’ai essayée de le faire parler…impossible qu’il me dise quoi que se soit sur ces cascades. Je ne l’aimais pas trop lui, car je sentais qu’il était gentil avec moi pour avoir ma mère.

 

Des fois le samedi, on partait à Paris tous les deux. Elle prenait l’argent du loyer et on allait s’éclater, voir des pièces de théâtre ou s’acheter des fringues. En avant l’aventure, mais le mois était long après on devait se serrer la ceinture.

Pour les grandes vacances maman est partie à Montpellier avec une copine. Moi, je suis partie en vacances avec mon père à Toulon. Il était avec sa femme et son fils Vincent.

Nous avons été voir mon papy avec sa nouvelle femme. Oui, il a divorcé à 75 ans. Il faut le faire, pendant 45 ans environ il faisait cocu ma mamie. Cela doit être dur à vivre.

Depuis le divorce de mes parents, je ne l’avais pas revu, je ne connaissais pas Fernande sa nouvelle femme. Mon père m’annonça qu’il me laissait chez mon papy pendant quinze jours. Ce fut dur pour moi de les voir partir de leur côté. Ils partaient dans un camp, avec un bungalow à leur disposition. Je ne voyais pas pourquoi mon père ne voulait pas de moi, alors que Vincent lui était avec eux.

Il n’avait pas assez d’argent !

Au moment de leurs départ, j’avais comme une grosse boule dans le ventre et dans la gorge. J’espérer au fond de moi. Que papa pouvait changer d’avis et m’emmener avec lui.

Je suis allée dans la chambre d’amie où j’ai versé toutes les larmes de mon corps. Pendant ces quinze jours, je n’ai pas fait grand chose à par manger et faire des promenades accompagnées sur le port de Toulon. A leur retour, j’étais heureuse de voir mon père, mais j’avais mal parce qu’ils avaient passé de bonnes vacances tandis que moi j’étais resté là. Dans cet appartement avec mon papy et cette femme gentille d’ailleurs. Mais rien de bien pour une ados.

Le lendemain, nous devions passer voir ma mamie à Toulon, avant de rentrer. Nous sommes allés à la ZUP au 11ème étages. Arrivés devant la porte de son appartement, j’avais le cœur qui bâtait à cent à l’heure. J’étais contente de retrouver ma mamie que je n’avais pas vue depuis le divorce de mes parents.

Quand elle ouvrit la porte, elle dit bonjour à papa, Marie et Vincent. Puis arrivée devant moi, elle me tendit la main. Elle ne m’avait pas reconnue, c’était comme si je recevais une gifle !

Cette femme était transformée, ce n’était plus celle que j’avais connue auparavant, dans mon enfance. Physiquement elle avait grossi, une canne à la main car elle souffrait d’une jambe et plein de graisse tombante sous les bras. Papa me confia qu’elle buvait encore.

Elle s’est excusée mais j’étais blessée !

Je m’attendais à la voir les bras ouverts, me serrer dans ses bras et crier de joie-«  Oh Ma mamilla ! St Marie Jésus ! ».

La sœur de mon père Claudette est venue le voir, elle demanda de mes nouvelles alors que j’étais juste à côté d’elle. J’avais les larmes aux yeux, mais je me suis contenue pour suivre la conversation.Elle s'est sentie génée...cela continuer! J'étais de nouveau blessée.

 Quand papa décida de dormir chez mamie, je n’avais rien contre. Sauf, lorsqu’il m’annonça que j’allais dormir avec elle.

Je suis partie sur le balcon, je n’ai pas pue me retenir. Il m’était impossible de dormir avec elle. Je ne voulais pas blesser ma mamie mais son corps était si transformé et blessé dans sa chaire  que je ne pouvais pas. J’ai vexé mon père et déçue ma mamie. Mais on me demandait trop ! J’ai préféré dormir par terre.J'étais triste de voir que personne ne pensait à moi...à ce que je pouvais resentir!

je me sentais terriblement seule...alors que je souhaitée retrouver ma famille.

Le lendemain nous sommes rentrés, papa m’a déposé devant mon bâtiment. J’étais contente  de retrouver ma maison.

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Mon enfance...
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 11 2006 00:00

Pour ma scolarité ce n’était pas fameux, mes profs voulaient me faire redoubler ma sixième. J’ai demandé à ma mère de maintenir mon passage en cinquième. Je ne voulais pas revivre la même chose (Redoublement CM2).

Consciente que je n’avais pas le niveau, mais trop dur pour moi d’assumer encore un redoublement.

Je ne savais toujours pas lire, impossible de comprendre les consignes sur feuilles. J’ai constamment besoin que l’on m’aide. Heureusement Maude, m’aider le soir quand j’avais envie d’avoir une note. Mais cela me demander trop d’effort. Ma 5ème ne se passa pas mieux scolairement. J’étais dans une classe de cancres, plus terrible que moi.

Je faisais des croches pattes dans les couloirs à n’importe qui, et si elle ou il revenait sur moi…je le frappais. Je faisais pleuré ma prof de science naturel, elle n’en pouvait plus. Je m’en rappel nous étudions le crâne du lapin. Et j’avais mi un chum-gum dans la mâchoire au lapin. Cela faisait rire toute la classe. Plus cela aller, plus je continuer a faire des conneries.

Je me rappel un fois à la cantine, la pionne voulait pas me laisser manger avec ceux de ma table d’habituelle. Elle me fit changer de place pour me mettre avec des beaucoup plus grand que moi. Histoire que je ferme ma bouche.

Y’avait des raviolis à savoir, je déteste cela ! C’était une table de huit et apparemment les huit se connaissaient bien. La nana en face de moi, me demanda mon assiette.

Je lui dis-« non, j’aime pas ça ! »

Elle prit quand même mon assiette et me servit une grosse plâtrée.

Je l’ai regardé faire avec son sourire de nier.

Je donner l’air de rien !

Je ne voulais pas montrer ce que j’avais envie de faire. Mon assiette est en face de moi, elle me regarde !

Je mis ma main dans mon assiette et prends une poigner de raviolis chaud et lui jette en pleine tronche et je continuais, jusqu’à ce que j’en aie plus. Tout en lui disant calmement, je n’aime pas les raviolis !

Elle hurlait ! Tout ce qu’elle pouvait et les autres n’arrêtaient pas de dire arrête. Rien de tel pour que je continue.

Après, je me suis tirée et la pionne m’a courue après…Je pouvais être collé rien a foutre, j’allais les faire chier…J’en avais plus rien a faire de tout…même si au fond de moi, j’espérais toujours que  quelqu’un me tend la main.

Dans les toilettes des  filles, toute en avait marre de moi. Celle qui fumé ou autre dans les chiottes y avait droit. Je prenais de l’eau dans la bouche et sauté par-dessus la porte pour les arrosaient. Soit elles disaient rien, soit elles me tombées dessus à plusieurs et là…attention !

Bref, j’aimais me battre…je crois que c’était une façon de m’exprimer et je n’ai rien vu d’autre comme exemple. Le plus fort gagne et se fait respecter !

Je devenais de plus en plus dur…car je n'avais plus confiance en qui que se soit.

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Mon enfance...
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 11 2006 00:00

Mercredi matin, je suis partie avec les enfants à la médiathèque pour échanger les livres et DVD. Cette fois ci, les deux loulous n’ont pas été timides. Chaque un de son côté, à croire qu’ils se sont passés le mot. Ils ont vidés les casiers de livre et fait des piles par terre. J’avais le sourire jusqu’au oreilles. De les voire faire, mais au bout de quelques secondes ce que je trouvais magnifique ne l’était autant. Il fallait ranger…lol

L’après-midi nous avons fait une balade non loin de la maison…Théo a besoin de se défouler en ce moment. Il cris pas mal pour rien et aime bien taper sa sœur. Grrrr… !

Le soir, je suis allée au théâtre. Ouf, mon oxygène…je m’éclate !

On plus j’ai fait une scène d’improvisation…et comme je ne manque pas d’imagination…j’ai réussie a faire rire tout le monde et ils ont applaudis. C’est vraiment agréable cette sensation, même si j’avais le trac de monter sur scène. Mon cœur raisonnait partout dans mon corps, je n’avais pratiquement plus de salive…il parait que c’est le trac. Où ! la !la !...

Mon corps vit, réagie, donne…cela me plait… :o)

Sinon, depuis quelques jours je me sens mieux. Même si le faite d’écrire mon passé. Me fait penser dans la journée…mais je gère… :o))

Et demain , j’ai quartier libre… Oui, je pars à Paris toute la journée… !

J’en suis contente et pas à la fois. Il faut quitter ma tribu, mais je sais que j’en ai besoin.

Alors, je ne sais pas ce que je vais faire…mais j’adore l’imprévue… !

Aller, je finie mon café et j’attaque la journée…

Au plaisir

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
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Jeudi 16 novembre 2006 4 16 11 2006 00:00

J’étais souvent seule et pour combler ce vide je commençais à sortir, j’allais avec des filles de mon âge et plus. Je faisais comme elle pour ne pas me faire mal voir. Je ne parlais pas beaucoup avec les autres, j’observais plus que discuter pour rien dire. D’ailleurs cela énervés beaucoup tout le monde, on me prenait pour une fille hautaine ou prétentieuse, j’étais plutôt timide. Comme j’étais sans limite, je veux dire que ma mère me donné pas de limite. Je pouvais faire ce que je voulais. Je racontais que je dormais chez des copines, et je partais faire du stop avec les copines. Nous allions en boite sans se rendre compte du danger.

 Maman ne voyait que du feu !  Je suis partie une fois aussi trois jours dans le Morvan, elle n’a jamais rien sue et chercher à savoir. Elle ne sait rien de tout les conneries raisonnables que j’ai puent faire. Je me donnais des limites, difficile quant on a que 11 ans. J’avais tellement grandie que j’en faisais 16 ans. Mon premier flirt fut à 11 ans, lui 18. Franchement je n’éprouvais pas le besoin, ni l’envie et aucune attirance pour les garçons .Mais je faisais comme mes copines pour être avec elles.

       Ma première cuite fut vers 13 ans en colonie une demi-bouteille de pastis pur. Ainsi que mon premier pétard, j’étais chez un copain avec mes copines nous étions en train de fumer au shout-bangue. Cela ma fait un effet d’enfer, chez lui il y avait un super matos.

 Quand soudain !

 On frappe à la porte qui donnée sur moi. Le pote va pour ouvrir et qui je vois apparaître ?

  Mon frère !

Les boules de ma vie, moi qui me faisais passer pour une fille sérieuse, j’étais grillée !

Je me suis fait sortir par mon frère. Voilà !

Je me retourne sur un fait marquant, une dispute avec la future femme de mon père à l’époque, depuis eux sont mariés.

 Un vendredi soir, dans un camping à Germinie où elle avait une caravane pour passer les vacances  d’été (à 30km de chez eux) et surtout rester prés de ses parents.

Nous étions au bord de l’eau, à l’ombre des arbres pendant que papa et Marie se disputaient dans la caravane.

Il décida de partir de suite pour rentrer à la maison,.Nous avions déjà quitté le camping en voiture  quand il s’aperçut qu’il n’avait pas les clés de la maison. Il était assez retissant pour retourner à la caravane.

Il fit demi-tour, arrivés là-bas, je lui dis de ne pas bouger, j’allais les chercher. (Car je sentais ou craignais que cela finisse mal).  

Dans ma tête j’étais décidée, je ne voulais pas me laisser faire par elle. Je suis rentrée dans la caravane pendant que mon père et mon frangin étaient en train de m’attendre un peu plus loin, dans la voiture.

Je demandais à Marie les clés, elle ne voulait pas me les donner. Je savais où elles se trouvaient, je les ai prises dans son sac et je commençais à sortir du haut vent.

Lorsqu’elle commença à nous insulter et elle n’arrêtait pas.

 Elle arriva à ma hauteur en me traitant de –«  Petite garce ! ! » Et me mit une gifle.

J’ai eu le réflexe de lui lancer un coup de poing. Je me suis rapidement retrouvé au sol sur elle, son père intervint de suite vu comme elle criait et me fonça dessus. Quand papa arriva à son tour et il les pousse tous les deux !

Ils y avaient des cris et une haine dans les regardent de ces adultes, je ne saisissais vraiment plus rien.

Je n’avais plus confiance en eux et encore moins en cette femme qui se mettait entre moi et mon père.

Tout cela en si peu de temps, j’avais les genoux  qui tremblaient et je me suis culpabilisée de suite de ce qui venait de ce  passé.

 Après, ils sont partis tous les deux en voiture avec une colère terrible de Marie.

J’étais effondrée et en larmes, j’avais peur qu’ils se fassent du mal.  Je me rappel comme si c’était hier, j’étais a genou sur le bord de la route en train de pleuré toute les larmes de mon corps. Quand mon frère est venu et m’a dit -"tu te fait du cinéma!".

Résultat après discussion entre adulte. Marie garda la voiture et papa eut les clés de sa maison.

Nous avons commencé à marcher sur la route, mais elle essayait de nous écraser en voiture tout en hurlant des choses pas très correctes venant d’une mère de famille.

-« J’espère que tu crèveras avec tes gamins, t’es qu’une ordure, salaupard… !

Nous avons marché dans les champs, papa avait peur de ce qu’elle pouvait faire. Puis au bout de quelques kilomètres, elle a fait demi-tour. C’était une hystérique ! Elle avait tellement de haine dans son regard…

La nuit commençait à tomber, nous avons traversé une forêt, je me sentais quand même en sécurité avec papa et mon frère. Après avoir fait du stop, nous sommes arrivées à 1h30mn du matin à la maison.

Une fois la porte ouverte, mon frère est monté se coucher. Nous sommes restés dans le salon, essayant de nous remettre de nos émotions.

Moi, je fondis en larme car je ne supportais plus rien aussi bien du côté de maman que de mon père. Je souffrais de me retrouver toujours dans la même position, être le facteur pour mes parents. Tu lui diras ça et il peut bien t’acheter cela. Résultat, j’étais entre eux mais jamais complètement avec eux. Et voilà, cela continuait avec cette femme qui ne m’aimait pas. Je lui ai expliqué !

C’est la seule fois de ma vie où j’ai pu discuter avec mon père et lui faire comprendre ma tristesse qu’engendraient tous ces déchirements familiaux.

Tandis que je fondais toujours en larmes, papa me consola. Il me dit de croire en lui. Cela me fit du bien d’avoir tout déballer. IL me dit qu’il allait la quitter et que nous partirons tous les trois à Toulon.

Le lendemain matin, elle arriva !

Ils discutaient ensemble et voilà ! Le tour était joué.

Papa m’obligea à lui faire la bise. J’ai refusé, mais il me força !

Au plus profond de moi-même, j’étais écœurée, dégoûtée, trahie…

Après la nuit que j’avais passé avec mon père et tout l’espoir qu’il m’avait donné tout venait de s’effondrer, des promesses qu’il ne tiendrait pas !

Je me sentais abandonner…

 Sandy

Par Sandy - Publié dans : Mon enfance...
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 11 2006 00:00

Mon frangin commençait à faire des siennes. Il avait a peine 15 ans et buvait déjà trop pour son âge avec des personnes qui n’étaient pas fréquentables. Des loubards, des mecs qui sortaient de prison…il était vachement influençable.

 Chaque fois que maman lui demandait quelque chose, cela s’achevait inlassablement par une crise de nerf de «  Monsieur ! ». (Il tapait partout, porte, murs et crier comme un fou !!)

Comme s’était le seul homme de la maison, il commençait par faire peur à ma mère et elle n’arrivait plus à avoir la moindre autorité sur lui. Moi, je me confrontais à lui verbalement y avait que cela qui le touché.

Je m’en rappellerais toujours, un vendredi en sortant du collège. J’étais joyeuse d’arriver enfin au week-end. J’avais décidé de marcher à côté de mon vélo bleu rien que pour apprécier de faire une ballade dans les allées de ma cité. Quand je passais tout prés de buissons, j’inhalais l’odeur des poiles a grattés. Les jardiniers mettaient souvent se genre de buisson. Pour éviter que les enfants détruisent tout. Je crois que le printemps approché, il faisait doux, j’avais accroché mon plue-over autour de ma taille.

Quant au loin des cris m’interpellèrent, je voyais deux personnes en train plus ou moins de se battre. Je commençais à me poser des questions au fur et à mesure que j’avançais, vu leurs gestes imprécis. Ils devaient être saouls ! Arrivée à une certaine distance, j’apercevais la silhouette de mon frère.

Il était par terre en train d’agoniser et gémissait afin que je l’aide. J’étais en colère de voir mon grand frère en train de faire des conneries pareilles.

J’eus de suite peur pour lui puisque le soir même, la femme de mon père devait venir, il ne fallait absolument pas que papa voie mon frère dans cet état. Impossible de le ramener à l’appartement puisque maman allait rentrer du travail. Et elle n’avait pas besoin de le voir encore dans un piteux état. J’ai cherchée une solution. J’ai eu du mal à le ramener jusqu'à mon immeuble.

Alors je l’ai emmené chez une voisine Mme Barthélémy tout en lui expliquant la situation : mes parents ne devaient pas le voir ainsi. Alors à toutes les deux nous n’avons eu que deux heures pour dessaouler mon frère et je n’arrêtais pas de descendre et monter les escaliers pour guetter l’arrivée de Marie. (L’amie de mon père).

Tout est rentré dans l’ordre à temps.

J’ai souvent protégé mon frère de ses conneries. D’ailleurs je n’aurais pas du. Il se serait peut-être assumé et aurait pris ses responsabilités.

Mon frangin  poussait souvent le bouchon trop loin avec maman, cela dégénérait rapidement. Il m’énervait beaucoup, car je voyais qu’il n’avait pas de respect pour ma mère.

Un jour, maman téléphona à mon père et lui expliqua rapidement la situation.

Papa vînt chercher mon frère sur-le-champ, mon père proposa de le garder pendant un mois. Mais sa femme avec qui il vivait avait déjà trois garçons dont un à charge. Elle proposa à mon père de garder mon frère pour éviter une pension alimentaire à verser à ma mère. Maman s’est fait avoir, mon frère n’a pas eu son mot à dire.

Cela fut une autre séparation très difficile pour moi. De plus mon frangin allait le week-end chez ma mère, moi j’étais chez mon père. Ce qui fait que nous nous voyons très rarement.

Même s’il n’était jamais là pour moi, j’aimais mon frère…même s’il se foutais de ce que je pouvais ressentir j’aimais mon frère…

Sandy

 

Par Sandy - Publié dans : Mon enfance...
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 11 2006 00:00

Je me retourne vers mes années collège.

La veille de la rentrée, je devais aller chercher ma liste de fournitures au collège Bienvenue Martin. J’y suis allée avec Maude, toutes les deux nous discutions sur le chemin tous prés du sous- bois vers le collège.

Quand soudain !

Je vis un hommeà moitié nu en train de se masturber devant nous. Je suis restée figé, pétrifiée par la peur. Maude m’a prit la main et nous sommes rentrées  en courant chez elle et j’étais choquée !

Elle m’expliqua qu’il était souvent là, c’était un exhibitionniste. J’en ai fait des cauchemars plusieurs nuits. (Il ressemblait à Emile Louis).

Quand je suis arrivée au collège, le changement fut brutal et très dur. Je sortais de ma petite école primaire avec toujours d’énormes difficultés en Français (je n'étais pas capable de lire une phrase) et de plus il y avait des nouvelles matières que je ne connaissais pas.

 J’étais contente d’avoir beaucoup de cahiers tous neuf et des livres pour chaque matières. Je me suis retrouvée dans un monde différent et cruel, plutôt impitoyable entre nous... J’avais un complexe, j’étais petite et assez costo (pour ne pas dire grosse), mais en quelques mois je grandis et fit du sport (judo) pour que tout rentre dans l’ordre.

J’étais la meilleure en sport et pour rien au monde je voulais qu’il y ait une fille supérieure à moi. J’étais tellement sûre de moi dans cette matière que je me permettais beaucoup trop de choses, ce qui se termina un jour par une convocation chez le directeur. J’avais eu une altercation avec ma prof qui n’a pas supporté que je ne me laisse pas faire. Bref ! Le sport était mon échappatoire ma seule façon de m’extérioriser.

Mes difficultés scolaires étaient énormément présentes au fur et à mesure que l’année avançait, je devenais de plus en plus agressive auprès des profs et des élèves. Je n’arrivais pas à surmonter cela.

Je souffrais énormément de ne pas savoir lire, j’étais obligée de pomper sur ma voisine à fin d’avoir des notes  correctes. Je devenais vicieuse et provocatrice.

Je faisais peur à des filles pour qu’elles me donnent les réponses aux exercices.

J’avais mal ! Je ne voulais pas que l’on connaisse mes faiblesses. Je refusais tout travail de lecture à voix haute et surtout le tableau qui me faisait horriblement peur. Tout en sachant que je pouvais être réprimandée. Ma seule façon de m’affirmer pendant les cours était de faire le clown de service.

J’ai eu une prof de français qui m’aidé pas du tout…bref, je faisais tout pour être désagréable.

Quand je rentrais le soir, je posais mon sac et je partais à l’entraînement de judo. C’était mon échappatoire, pour me prouver que je n’étais pas nul partout. Cela me permettait de me battre, de me défouler et je rentrais tard le soir étant dans la section des adultes à 11 ans.

Je rentrais vers 22h et j’avais peur car je devais traverser un parking dans le noir complet et non loin de là. Il y avait des terrains vagues. J’entendais souvent des gens parler !

Je pense que maman, en tout état de cause connaissaient mes difficultés, mais elle ne devait pas être en mesure de m’aider.

Quand je rentrais à la maison après l’école, je repartais aussi sec. Vu mon échec, je préférais aller dehors avec les copines et copains de la cité. Pour me faire accepter dans leur bande, il fallait faire comme eux. J’ai commencé très tôt à fumer vers 11 ans, je me prenais pour une grande personne. J’aurais aimé que maman jette un coup d’œil dans mon cahier de texte. Elle n’avait pas le temps de s’occuper de mes devoirs. Sauf pour signer les mots sur mon carnet de correspondance. Vu mon attitude les profs ne me supportaient plus.

Je savais que maman me faisait confiance.

Mais où se trouvait ma motivation ?

Qui pouvait m’aider ?

J’étais en échec totale…

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Mon enfance...
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 11 2006 00:00

Nous avons passé un petit week-end trop court…bien sur car y a qu’a ce moment là ou je peux dialoguée avec ma moitié.

Samedi Lili est parti faire des courses, je suis restée avec les enfants. Je sentais en moi, une pression impressionnante. Dès qu’elle est rentrée, je lui ai sauté dessus, désagréable…oui, j’avoue que je n’étais pas sympa. Mais il fallait car toute la pression que j’ai…je ne peux pas la garder. Alors je me défoule sur Lili…Je veux voir autres choses que les enfants y a des fois. J’ai l’impression que je vais exploser !

C’est la seule personne qui est là …alors c’est elle qui prends. Je lui explique que je me sens pas bien, je dors mal aussi. J’essais de mettre des mots sur mes ressentie…mais ma souffrance !

Elle essaie de comprendre, et je peux comprendre qu’elle doit en avoir marre aussi. Je tourne souvent en boucle…cela revient trop souvent a mon goût. Je dirais nous sommes en Novembre peut-être que c’est normal.

Bref dimanche matin, j’ai super mal dormie…je décide au saut du lit de faire un footing pour évacuer tout cela…

Ouf, je me sens mieux…enfin ! Je redevins zentille… :o)

Puis nous voilà, parti en foret avec les enfants pour une belle et agréable promenade.

Je regardais les enfants marcher sur les feuilles et les ramasser. Je respirais doucement se bonheur de peur encore qu’il me fasse mal. Une larme dans le coin de l'œil quand, je vois Lili et les enfants jouaient ensemble…hum… ! Je suis discrète et je prends tout cela en pleine tronche…je vous aime…

Après Lili fait aussi son footing. Chouette tout le monde a trouvé son compte.

L’après-midi, j’ai regardais tranquillou la final d’Amélie Mauresmo , dommage la Belge était plus forte…Puis le dimanche est passé en douceur…

Au plaisir

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Au jour le jour
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 11 2006 00:00

Oui, ces derniers temps j’avais le moral dans les chaussettes. Dans, ces cas là, je m’en veux d’être comme ça. Car je sais ce que j’ai…je connais la valeur de l’amour de ma moitié…que je mets en doute facilement. Car j’ai encore besoin qu’elle m’aime plus qu’elle ne m’ait jamais aimé. C’est ce que je désirais...bien sur... :o)).

Je suis souvent comme cela en souffrance dans mon intérieur, alors que je sais que j’apprécie tout ces moments fabuleux que je partage avec mes enfants. Chose que je n’ai pas pu vivre avec Luc. Et vivre dans cette campagne, ce calme, la maison, la cheminée…tout ce dont j’ai toujours rêvée en cachette car je savais pertinemment au fond de moi, que je n’aurais jamais tout ça. Ma propre famille et les petits déjeuners… :o))

Du bonheur !

Puis d’un seule coup, je chute …je descends dans un passé…qui m’appartient et me hante. J’ai du mal a ne pas souffrir d’être heureuse…c’est débile ce que je dis.

J’ai du mal à ne pas me sentir aimer…j’ai peur d’être seule et abandonner... Comme cette petite fille qui s’est toujours culpabilisée de la vie de ses propres parents, elle a toujours crue que tout ce qui se passé était de sa faute. Et encore, aujourd’hui j’ai du mal à ne pas m’en vouloir de tout. C’est terrible de m’excuser d’être heureuse… ?!

Heureusement pour moi, je ne suis pas souvent dans cette étagère…

Car j’aime la vie avant tout et comme qui dirait certaine personne…je suis en train de naître… ! Et l’accouchement est difficile…

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Mes pensées...
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 11 2006 00:00

En CM2, du moins à ma deuxième année de CM2, car j’ai redoublé, je ne savais pas lire.

Cela me gênait  de redoubler le fait d’être la plus grande de la classe et je commençais à avoir de la poitrine. Je jouais de moins en moins au foot, j’étais obligée de jouer aux jeux de filles.

Je me bagarrais un peu quand même pour me faire respecter.

J’étais suivie par un éducateur Christian, qui venait me chercher pendant que les autres de ma classe étaient en train de faire une leçon. Je n’appréciais pas cela, tout en sachant que ce n’était que pour mon bien, mais vis à vis des autres je me sentais inférieure. C’était très dur pour moi !Mais je ne suiverais aucun cours de grammaire ou conjugaison.

Un jour à la cantine, j’étais à une table de six avec Peter (un voisin de bâtiment de la ZAC). Et je ne sais plus quelques bêtises ont été faites, mais Mireille  B la surveillante de la cantine, s’en est prise à moi.

Je ne pouvais pas m’expliquer, elle ne me laissait pas le temps de parler. J’ai senti la colère montait en moi et je suis partie comme une furie de l’école. Sur le chemin, j’avais mal au cœur et je commençais à pleurer de ces accusations non fondées.

Heureusement j’avais la clé de chez moi et je suis rentrée. Soulagée d’être dans ma chambre et allongée sur mon lit, le téléphone sonna.

Mireille était au bout du fil, elle me dit de revenir à l’école sinon elle téléphonerait à ma mère. J’en ai profitais pour lui dire que ce n’était pas moi.

Je suis revenue, elle m’a emmenée manger dans les cuisines parce que tout le monde  avait fini. Mireille certainement désolée de cette injustice  resta à mes côtés et ne dit rien à ma mère de cet incident.

J’avais l’impression que certain adulte ne m’aimaient pas ou prenaient pitié de moi parce que mes parents avaient divorcé. Je ne me rendais pas compte que le divorce de mes parents me touché directement, j’avais un mal être inexprimable, je le vivais mes ne sachant pas que j’étais dans une souffrance.

Dans la même période maman vécu une grande histoire d’amour avec Joël. C’était un homme marié, mes souvenirs sont flous. Je vois toujours maman en train de l’attendre après les matchs de Division 1dans notre régions. Il passait après la troisième mi-temps.

Elle lui préparait son double whisky. Quand il était là, maman n’était plus la même, elle rigolait beaucoup et faisait sa « gamine ». Mon frère et moi nous allions nous coucher.

J’ai toujours vu maman l’attendre, elle regardait par la fenêtre de la chambre à mon frère, elle avait vu sur le parking. Elle restait des heures dans cette chambre entrain de regarder si sa voiture arrivait. Plusieurs fois, il n’est pas venu, et moi j’essayais de la consoler.

Bien des fois, j’en ai eu marre de la voir coller à la fenêtre.

Alors que j’avais besoin d’elle.

Je n’arrivais pas à l’exprimer clairement, de plus sa liaison avec Joël a duré trois ans. Il me semble qu’elle était heureuse et malheureuse à la fois. Certains soirs il couchait à la maison ! Elle était pratiquement à ses pieds. Cela m’agaçait ! Mais que dire ? ?

La seule fois où Joël a fait quelque chose pour nous, si je peux dire. C’était un soir, où mon frère avait bu et venait d’être ramené par la police pour vol de pièces de mobylette..

Oui, Mon frère a commencé à boire très tôt vers 13 ou 14 ans. Et quand, je dis boire c’est se bourrer la goule…

 Il traitait maman de tous les noms !

Très gentils, ils sont partis après avoir fait la morale à mon frère et des avances à ma mère. Une fois partis, mon frère est devenu fou. Maman était prise de panique devant son garçon, déchaîné ! Il tapait partout sur les murs et criait. (J’avais l’impression qu’il voulait faire comme mon père !)

Sous mes 1O ans, je ne reculais pas devant lui, même s’il me faisait des menaces. Maman avait peur qu’il me frappe et me demanda d’aller chercher Tonton  au-dessus.

Il n’était pas là. (Quoi, il était là…mais n’ouvrit pas la porte.)

C’est alors que M. Joël est arrivé et a emmené mon frère dehors pour discuter entre hommes. Ils sont restés plusieurs heures ensemble. Je suis restée avec maman qui n’arrêtait pas de pleurer, encore sous le choc de la venue de la police et de l’agressivité de mon frère. Tout est rentré dans l’ordre après quelques heures. Mon frangin est rentré dans sa chambre sans rien dire.

Ce soir là, tout le bâtiment avait entendu le rafus ! ! Je me suis couchée et j’en voulais à mon frère de tout ce qu’il avait dit et fait subir à ma mère.

Je n’avais pas de copines à part Isabelle, j’avais des difficultés pour me lier d’amitié. Et vu ce qui ce passé à la maison, je ne pouvais en parler à personne. A l’école, je ne discutais pas avec les autres de ce qui se passait à  la maison, car je savais au fond de moi que ce qui s’y passait n’était pas bien, pas sain !

Mon frère commençait de plus en plus à faire des conneries, l’alcool, les voles, les filles…les pétards aussi…c’était un Rock. Oui, dans notre cité, y avait la bandes de Hard- Rock, les Rocks et les New Wave  plus tard. Cela faisait qu’il y avait des bandes qui se former et souvent se confronter. Même entre la cité de la ZAC et la ZUP cela cartonné pas mal.

Sandy

Par Sandy - Publié dans : Mon enfance...
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