Mes Réalisations

Concour...

compteur...

<script type='text/javascript' src='http://localhost/count-skinable-premium.php?votre_id=300799&font_color=000000&back_color=FFCC33&back_color2=FFFFCC&font_family=Arial&nom_site=Larouetourne'></script><noscript><a href="http://www.123compteur.com" target="_blank">compteur</a></noscript>

Recommander

Mon enfance...

Lundi 28 août 2006

 Avant de commencer à me raconter, j’aimerais vous présenter mes parents.

Mon père est né à Casablanca, c’est une ville chaude du Maroc, c’est un pied noir. Ma mère est une bourguignonne. Ils travaillent tous les deux, papa est chef d’équipe dans une usine, maman  est fonctionnaire.

Mon frère  Rémi est né juste après leur mariage, mais à la fin des années soixante il  n’était pas  bien vu d’être fille mère ; ils ont  officialisé leur union en  juin 66 et mon frère est né en décembre.

Je suis née quelques années plus tard.

Un de mes premiers souvenirs remonte quand j ‘avais deux ans. J ‘habitaient un quartier calme, au premier étage d’une H L M.

Ma  nourrice était logée au-dessus de nous, elle s’appelait  Madame MET
Je me  souviens bien du quartier, il me suffisait  de traverser  la rue, pour  atteindre les  magasins, il y avait le Tabac, la  Boulangerie, la  Pharmacie ; je garde un souvenir  émouvant de l’épicière, à chacune de mes visites elle me donnait des  Carambars.  Dans le quartier on se connaissait  tous, l’ambiance était très amicale.

Le matin  après avoir pris mon petit déjeuner en compagnie de mon frère et maman, nos allions chez  tata. J’en ai  encore  l’eau  à la bouche en  pensant à ses bananes  écrasées du goûter et  aux petits Jésus  qu’elle nous donnait le soir avant de partir.

Tata gardait aussi un petit garçon, il s’appelait  Ludovic, on  se  ressemblait beaucoup parce que  l’on  m’habillait déjà  comme un petit mec.

Nous  étions  tous les deux  frisés et poupons, à la seule  différence il était  plus  bronzé que moi.

Un soir, il était malade, à  mon âge je ne pouvais pas comprendre la gravité de sa maladie, mais  je me souviens qu’il vomissait énormément. (Il faisait de convulsions en vrai) Avec mes yeux d’enfant, je ne comprenais pas.

Puis des hommes tout habillés de bleu avec de  grandes bottes noires sont venues le chercher, ils l’ont  enveloppé  dans une couverture, ils l’ont emmené.

Je les revois encore les pompiers descendrent les  escaliers en le tenant  dans  leurs  bras, je regardais leurs ombres dansaient sur les murs. La lumière s’éteignit, je ne vis plus rien.

Je  suis  restée  longtemps  sur  le pas  de la porte à pleurer. Tata  essayait de me consoler, mais en vain, on m’avait pris mon ami.

Je ne l’ai jamais revu.

Comme mes parents  travaillaient pendant les vacances, nous partions  mon frère et moi  dans la maison de campagne de tata à Turie.

Je n’avais que deux ans, mais mes souvenirs sont très nets.

Je faisais  du tricycle dans la cour, refusant de jouer avec mon frère. Il y avait  une grande bâtisse, qui  m’intriguait beaucoup mais je n’avais pas le droit de m’en approcher.

Je restais de longues minutes devant cette grange en bois avec ses grandes portes en bois qui coulissaient sur les côtés... Je savais  qu’à l’intérieur il y avait mon tonton qui travaillait mais il ne voulait pas qu’on le dérange.

Un jour ma curiosité fut plus forte que les interdictions, et je suis  allée vers la grange, comme  les portes étaient grandes ouvertes, j’ai regardé à l’intérieur.

Il y avait de grandes tables en bois, avec tout un tas d’objets hétéroclites. Dessus, je ne savais pas à quoi ils servaient mais j’étais fascinée.

Je fis quelques pas à l’intérieur, une forte odeur  de bois me prit les narines, une odeur agréable et fraîche. En  regardant le plafond il y avait une lucarne salie par la sciure, où essayaient de s’infiltrer quelques rayons de soleil. Je voyais une multitude de paillette dans les rayons.

Je suis restée de longues minutes devant ce spectacle, c’était superbe !
Parfois il m’arrive encore de penser à cette grange, c’est  toujours  avec  émotion et  nostalgie.

Les souvenirs s’entrechoquent dans ma mémoire, il y en a un qui me revient  avec énormément  de précision.

Un soir, alors que j’étais déjà  couchée dans mon lit en rotin, un énorme orage éclata.

Il  n’y avait pas longtemps que j’étais couchée. L’orage me faisait très peur  et je restais  sous mes draps sans  bouger.

A cette époque je partageais ma chambre avec mon frère  et quand je tournais ma tête de son côté pour  chercher du réconfort, je m’aperçue qu’il n’était plus dans son lit.

Je me suis mise à crier, à pleurer, j’avais peur, je ne voulais pas rester seule.
Le ciel tout noir était transpercé par de violents éclairs, je savais que la seule solution était d’aller rejoindre mes parents dans leur chambre.

Mais pour la petite fille que j’étais, le chemin me paraissait  irréalisable.

Il me fallait escalader mon lit, traverser la salle à manger, franchir un long couloir et enfin ouvrir la porte de mes parents, un vrai parcours  du combattant. Je fus longue à prendre ma décision, mais je ne pouvais plus rester seule, alors je pris mon courage à deux mains.

Sortir de mon lit me fut facile  parce que j’avais l’habitude de le faire touts les matins, traverser la salle à manger fut périlleux, mon cœur  battait à 100 à l’heure. Un éclair  plus gros que les autres éclata et j’en fus éblouie, je tombais par terre  hurlant de peur, j’avais froid, je me sentais abandonner.

Quand soudain, j’entends la voix chaleureuse et forte de mon père qui me dit de me dépêcher de venir  les rejoindre. D’un coup j’oubliais ma peur et les éclairs, je courrais dans le lit de mes parents. C’était la première fois que je dormais avec eux toute une nuit et j’en garde un souvenir chaud et tendre à mon cœur.

Le matin en week-end, j’allais directement dans le lit de mes parents  pour faire un câlin ou jouer à la bagarre avec mon père et mon frère.

Je ne voyais pas souvent mon papa parce qu’il faisait les 3/8 à l’usine sauf parfois quelque dimanche matin.

Mon père m’emmenait avec lui faire  son tercé et c’était jour de fête. Nous  allions dans des bars tous enfumés avec plein d’hommes de toutes nationalités qui parlaient et riaient fort.

Moi devant mon diabolo grenadine, je ne quittais pas mon père des yeux, il était beau et je l’admirais, prés de lui je me sentais en sécurité.

Parfois on rentrait tard alors pour se faire pardonner papa achetait  des fleures ou des gâteaux à maman. Une fois de retour à la maison, nous mangions devant la télévision  noir et blanc avec notre soda. Il fallait faire attention à se tenir droit et à ne pas couper la parole.

Les règles  que mon père nous faisait respecter. Pour nous faire comprendre que quelque chose ne lui plaisait pas, il grattait la paume de sa main en disant-«  ça me gratte ! ».
Ce qui signifiait, cela  m’énerve. C’était l’avertissement, et si on n’arrêtait pas, on allait recevoir une trempe. Ou il  comptait à voix  haute jusqu’à cinq, c’était bon. Son regard méchant nous guidait et  nous permettait  de savoir  si nous dépassions les bornes. Mais des fois il s’amusait à changer de regard, alors c’était la panique, nous ne savions plus si ce que nous faisions était  mal ou bien.

Mon frère rigolait nerveusement souvent à table et mon père ne supportait pas.

Les disputes étaient déjà présentes entre mon père et ma mère, dans ces cas là mon frère Rémi et moi nous allions dans notre chambre. Je mettais ma tête sous l’oreiller et fermais les yeux le plus fort possible pour ne plus rien entendre et pouvoir dormir. Leurs disputes me rendaient malheureuses mais je ne pouvais rien faire.

Nous n’avions pas de chien, ni de chat. Mais un simple cochon d’Inde blanc tacheté de marron, une femelle que l’on appelait –« Coco ! »

Dés que quelqu’un rentrait ou sortait de la maison, elle se mettait à couiner dans sa cage grillagée orange. Pas besoin de chien on savait s’il avait quelqu’un. Elle était pratique, surtout pour ronger nos ongles. Par contre  son odeur était assez particulière, mais je l’aimais bien.

 

Aujourd’hui c’est un grand  jour dans ma vie, pour le première fois je vais à l’école. Elle se trouvait  à 500 m de la maison. Comme mon frère y allait déjà je voulais voir à quoi cela ressemblait ! Dans ma tête je me disais si cela ne me plaisait pas, je pourrais renter à la maison avec maman. Elle m’y a déposée et je suis restée seule dans un grand couloir avec d’autres enfants. Comme je ne savais pas ce que je devais faire je me suis mise à pleurer ! Les autres enfants se dirigeaient dans une salle  de classe et je les ai suivis séchant mes larmes.

 

Je laissais mon manteau sur un long porte manteau qui  faisait pratiquement tout le mur, je ne savais pas pourquoi mais je devais faire comme eux. Dans cette école il y avait une odeur particulière, une odeur de renfermé.

Les murs étaient vert pâle, le carrelage blanc, des vitres opaques, on ne voyait pas à travers. Ce que je détestais le plus, c’était les toilettes, il n’y avait que deux cloisons, et tout le monde pouvait me voir, je détestais cet endroit.

J’ai mis beaucoup de temps à m’habituer à cette école, mais la maîtresse était gentille, elle s’appelait Genèvre.

Avec le travail de maman qui est fonctionnaire, on avait des avantages pour partir en vacances, grâce au comité d’entreprise. Il y avait des fêtes pour Noël, des week-end, beaucoup de surprises sympathiques.

Les premiers camps où  nous sommes allés se trouvaient à Sainte-Palaye sur Mer à côté d’Arcachon. Nous avions une grande tente  bleue, chacun sa chambre mon frère et moi, et celle de mes parents. C’était très agréable de découvrir la vie de camping, le seul inconvénient était d’aller chercher de la glace pour mettre nos repas au frais. Pour cela il fallait  aller en ville.

Une fois les gros bâtons de glace dans le coffre, il fallait faire vite.

Un jour, mon père demanda à ma mère de conduire la voiture, qui était une G-S Citroën grise. Maman ne voulait pas n’étant pas très sûre. Mais dans  cette histoire le plus fort gagne ! Bref ! Elle a pris  le volant, vraiment pas rassurée, et nous derrière en  train de se demander ce qui allait encore se passer.

Il fallait si attendre ! Boum ! Maman percuta une pancarte !

Elle se fit  engueuler, devant tout le monde par papa. Puis une fois qu’il fut installé de nouveau tous les deux  dans la voiture, mon père en profita discrètement pour la  frapper sur la cuisse. Moi, j’étais au milieu des deux sièges arrière et j’avais tout vu, maman ne dit rien.

A part cet incident ces vacances se passèrent normalement et mon frère et moi étions heureux.

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 30 août 2006

Vers l’âge de trois ans, mes parents ont décidé d’acheter un appartement à la ZAC. Une cité qui commençait à se construire. Nous avions  un grand appartement avec chacun sa chambre, cela nous changeait et au combien nous apprécions  ce nouveau  logement. Il se trouvait au 1er  étage  pas trop haut, juste au-dessus de nous il y avait la famille Morelle. Une famille de cinq enfants, mais les plus grands Bruno et Nadège avait quitté le foyer. Il restait Cathy, Maude et Jérôme.

Cette famille  m’est  chère au cœur, car Mme Morelle était ma nourrice (tata), elle m’a pratiquement élevée. J’ai passé toute mon enfance avec eux. Et que de souvenirs agréables ! ! !

J’étais souvent avec Maude et Jérôme. Tata  Morelle me gardait le mercredi et à quelques vacances où certaines fois ils m’emmenaient  dans leur maison de campagne.

Tonton était gardien de la paix et tata restait toujours à la maison. Quand je dis toujours c’est toujours ! Elle sortait très rarement. Mais quand elle sortait pour aller en ville, elle se mettait sur son 31, une grande femme au long cheveu blond, d’une classe incontestable ! J’aimais la voir belle comme cela. Elle m’impressionnait par sa modestie.

Le mercredi matin, je montais chez elle ! Elle m’ouvrait la porte de l’appartement, m’attendant en robe de chambre satinée bleue pâle, les cheveux détachés, la lumière du couloir éteinte parce que ses enfants dormaient encore. Et comme tous les matins elle me disait-« Alors, Laline ça va ? »

Puis nous allions dans la cuisine sans faire de bruit. J’attendais sur le banc de bois, que ses enfants se lèvent. Des fois, je m’endormais car je n’avais pas fini ma nuit, d’autres fois je la regardais préparer le petit déjeuner.

A cette heure-ci nous avions toutes les deux, des moments privilégiés. Cela nous arrivait d’avoir de grandes discutions où je lui demandais de me raconter des histoires. Je la respectais énormément et je l’écoutais en silence.

Elle me raconta, qu’elle est née dans le Morvan, qu’elle avait vécu à Paris en tant que femme à tout faire et quelques-unes m’ésaventures   que  tonton a eu pendant son service militaire…

Quand Jérôme et Maude étaient levés, la maison commençait à revivre, la lumière du jour rentait dans les chambres. Je savais que nous allions jouer ensemble après leur petit déjeuner et leur toilette. Nous inventions des jeux extraordinaires, imaginaires surtout quand mon frère était avec nous. Tous ces jeux se passaient  dans la chambre de Jérôme. Cathy qui était plus âgée, ne supportait pas trop le bruit que nous faisions. Elle était très studieuse et je la voyais toujours étudier dans sa chambre qu’elle partageait avec  Maude.

Maude est moi, nous avons eu quelques chamailleries tout au début. De jours en jours nous arrivions à jouer un peu plus ensemble, à la poupée.

J’aimais dormir chez eux, cela arrivait quand mes parents sortaient ou quand maman après le divorce voulait sortir le soir. Je me sentais bien chez eux !

Jérôme et moi étions les plus jeunes, mon frère et Maude nous commandaient souvent. Jérôme quand il était tout petit, nous lui parlions du loup-garou pour lui faire peur. Et moi, j’avais peur aussi mais je ne montrais pas. On l’appelait l’élome.

Le soir, tonton regardait la télévision et il ne  fallait pas faire trop de bruit. Des fois cela lui arrivait de ronchonner, il avait l’air sévère, il se faisait respecter. J’allais voir tata entre notre partie de jeux, dans la cuisine pour savoir ce qu’elle nous faisait à manger. Souvent elle me faisait plaisir avec ce menu.

Entrée carotte râpée avec vinaigre de vin, poulet rôti avec de bonne frites et une mousse au chocolat, tout cela fait maison.

Elle était d’une gentillesse, avec quatre enfants dans ses jambes dont deux qui n’étaient pas à elle, quelle patience.

Il y a des fois, elle aurait pu nous envoyer balader car  elle avait souvent la migraine. Les goûters étaient très bons : du pain, du beurre et du chocolat à croquer qu’elle me coupait en petits bouts pour que cela soit plus facile à manger. Et des crapiaux  d’énormes crêpes épaisses ou nous pouvions mettre ce que nous voulions. J’adorais ces goûter en famille.

Souvent quand je redescendais chez moi, je demandais à maman pourquoi elle ne nous faisait pas tel plat ou tel gâteau. Elle me répondait qu’elle n’avait pas le temps parce qu’elle travaillait.

Je me rappelle la première fois ou je suis allée à Villaco, dans leur maison de campagne qui se trouvait dans le Morvan. C’était pour les vacances de la toussaint. Maude préparait ses affaires, je ne savais pas si j’allais avec eux. Je voulais les accompagner car je ne désirais pas rester seule pendant ces vacances. Maude demanda à ses parents, mais ils ne savaient pas si maman était d’accord. Alors je dévalais les escaliers  pour descendre chez moi. Maman accepta et fit un mot à tata en la remerciant pour ce qu’elle faisait.

J’étais heureuse de pouvoir partir avec eux, moi je pouvais préparer mes affaires. J’étais toute excitée de savoir que le lendemain je partais dans la voiture de tonton.

Le lendemain matin, il faisait déjà très froid, il avait gelé. Les bagages  étaient dans le coffre. Tonton, tata à l’avant. Cathy, Jérôme, Maude, le chat  «  boule de neige » et moi étions assez serrés à l’arrière de la voiture qui était verte pomme.

Tout le monde semblait heureux !

J’avais tellement entendu parler de cette maison de campagne et des Vadros  qui avait une ferme à 2 km de celle-ci. Bref, je voulais découvrir ce petit coin de paradis, cette petite maison du bonheur que Maude avait.

Sur la route il y avait du verglas et du brouillard. Dans le Morvan, l’hiver il y fait très froid. A un moment un panneau qui indiqué «  attention verglas », tata l’avait vu et dit

 –« attention Jean il y a du verglas ! »

Au loin nous aperçûmes un car en travers et une voiture dans le fossé. Il continuait de rouler doucement quand nous arrivâmes prés des véhicules, il commença à freiner.

Soudain, la voiture se mit à tourner sur elle-même une ou deux fois et nous allâmes dans le fossé. Cela c’était passé très vite, j’ai pris Jérôme, Maude son chat et Cathy hurlait car elle était coincée. Nous étions tous plus ou moins sur elle. Nous sommes tout sorti de la voiture  et la gendarmerie est arrivée. Personnes n’étaient blessées, nous étions un peu sous le choc et Cathy se plaignait d’un de ses bras.

Les gendarmes ont  discuté avec tonton et il fallait trouver un dépanneur pour sortir la voiture du fossé. Nous sommes restés sur le bord de la route, il y avait du brouillard nous étions frigorifiés. Nous sommes montés dans une estafette pendant que tonton, tata, et Cathy réglaient leur problème de dépannage.

Les gendarmes nous ont emmenés dans un café ou nous avons eu droit à un grand chocolat chaud en attendant leur retour. Je m’en rappelle très bien car Maude et moi nous nous étions fait la même remarque. C’est bien, on est monté dans une estafette de gendarmerie, où l’on a entendu leur radio et on a eu un chocolat chaud gratuit.

Les gens du café prenaient tellement soins de nous, que Maude et moi nous rigolions de nos exploits. Chaque personne qui rentrait dans le troquet était mise au courant de notre accident. C’était plutôt marrant ! Sauf pour tonton et tata, mais la voiture pouvait rouler. Il avait rafistolé le coffre avec des tendeurs. Puis nous avons repris la route quelques heures plus tard, tonton roulait doucement et tout le monde dans la voiture était attentif et calme.

La maison de campagne se trouvait à quelques kilomètres de Moulin , un petit village.

Une fois arrivée, je fus surprise de voir cette petite maison de deux pièces qui était froide. Tonton se chargea des bagages avec nous et tata alluma de suite le poêle à bois. Maude me montra la maison de sa cousine qui était juste à côté de la leur, et les toilettes qui étaient à l’autre bout du jardin.

Des toilettes en bois avec une fosse en dessous. C’était la première fois que je voyais des toilettes en bois. A vrai dire je n’aimais pas vraiment mais quand il fallait y aller, je ne pouvais  pas faire autrement.

Jérôme, Maude et moi  nous allions chercher le lait chez les Vadros. Il y avait un bon bout de chemin à faire. Une fois arrivée vers la ferme, il y avait deux étables et un grand bâtiment. Dans la cour, des poules, des canards, et des oies. De cette dernière il fallait s’en méfier, elles nous attaquaient.

Maude m’avait dit que les Vadros étaient très gentils mais ils élevaient bizarrement leurs enfants.

Nous sommes rentrés dans la cuisine qui leur servait de salle à manger. Je fus surprise par une odeur très particulière.

Un grand poêle à bois  réchauffait toute la pièce. L’odeur de lait, de bête, des jambons suspendus et des gousses d’ail au plafond. Ces gens étaient très costauds et leurs enfants n’étaient pas très propres. Ce qui me choqua le plus, c’est le plus petit qui devait avoir quatre ans, il buvait du vin rouge avec son père.

Notre laitière de deux litres fut remplie avec du lait chaud. C’était un plaisir d’aller chercher du lait chaud.

Nous fîmes la visite de la ferme avec les enfants  nous finîmes par jouer dans une étable avec des moutons dans des mottes de paille. Un autre jour avec Maude, dans un hangar nous sommes allées voir des chatons qui se cachaient  un peu partout. C’était génial, nous avons joué  avec eux et Maude n’arrêtait pas de me faire rire. Elle leur tapotait le derrière en disant –« Cul ! Cul ! ». Ils accéléraient leur course et tombaient.

Nous faisions de la luge avec des sacs plastiques, devant la ferme. L’idéal un champ en pente, mais il fallait faire attention parce qu’il y avait une marre.

C’était super chouette tout était blanc, comparer à la ZAC, j’appréciais la nature et le grand air !

Le soir et midi, nous prenions nos repas tout ensemble, souvent nous aidions tata à préparer et nous essayons de faire des gâteaux.

Quand nous partions pour le village Moulin , nous passions devant un grand plan d’eau  magnifique.

Maude avait une boutique préférée pour acheter des bonbons. C’était une vieille dame qui tenait un genre d’épicerie plutôt  four tout  et très poussiéreuse. Quand  nous sommes rentées, la cloche de la porte se mire à tintait. Il y avait une odeur de renfermé, de vieux, de confinement. Je regardais partout il avait une espèce de grand buffet en bois avec des vitres. Une vitrine à l’ancienne, une vieille femme franchissait une arrière porte et nous demandait ce que nous désirions. Maude se dirigeait vers les bonbons qui étaient dans des bocaux. Puis cette vieille femme qui avait l’air de la connaître parlait doucement tout en nous emballant nos bonbons.

Par ces odeurs, ces vieux meubles, devant cette vieille dame, j’étais émue. J’imaginais le lourd passé de cette épicière. Beaucoup de souvenirs dans cette maison de campagne, ce fut des moments fabuleux de mon enfance ou je vivais dans une famille remplie d’amour et de simplicité.

Sandy

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 25 octobre 2006

A la ZAC, en primaire je n’avais pratiquement pas de copines. Je préférais être avec les garçons pour jouer au foot. Et je ne me sentais surtout pas fille (trop faible à mon goût).

 Scolairement, j’avais d’énormes difficultés .J’étais dyslexique chose que j’apprendrais vers mes trente ans après avoir vu une émission.  Etant donné mes difficultés, je fus suivie par un psychologue scolaire pour améliorer ma lecture. Pendant que mes camarades continuer leurs leçons, moi je partais avec le Monsieur, ce qui fait que je n’arrivais plus du tout a suivre ce qui se passer en cours. Doucement, un fausser fera que je serais mise de côté par mon maître.

Après l’école, j’allais obligatoirement à la maison des enfants. (Une garderie). J’étais souvent la dernière à partir  et quand je rentrais le soir avec maman, les disputes continuaient de plus belle. Mon frère et moi, on  essayait de faire le maximum, mais quand ça allait mal, papa devenait violent avec maman.

Je criais d’arrêter ! Malheureusement cela ne faisait rien du tout. Alors je pleurais, et j’arrêtais de respirer comme si j’étouffais, je me secouais dans tous les sens.

Maman me calmait dans ma chambre, ainsi leur dispute s’arrêtait là. C’est comme ça que j’ai commencé à faire des crises d’asthme, (a prendre conscience que par mon corps je pouvais attirer l’attention de mes parents.) Retiens bien cette phrase, elle aura une importance capitale dans la suite de ma vie.

Des que j’entendais des cris, ça me faisait trembler et je craignais le pire. Les disputes commençaient souvent dans la salle à manger, généralement pour des problème d’argent, y a que maman qui mettait des mots sur ces cris, cette violence .Elle disait que papa n’était pas gentil.

Sous mon tendre âge, je ne pouvais que boire les paroles de ma mère et vu ce que je voyais de mon père qui ne me parlait pratiquement pas…la conclusion était rapide. (Il m’aura fallut plus de trente ans pour tout comprendre.)

Papa se mettait en colère rapidement et devenait impulsif. Fréquemment elle se passait à table, c’était mon frère qui par ses rires nerveux, énervait mon père.

Un soir en soupant, maman défendait mon frère, elle intervenait généralement pour éviter qu’il se prenne une trempe et cela dégénérait  vite.

Papa, commença à frapper maman puis il la colla contre le mur de la cuisine en lui serrant le cou. Mon frère et moi, on hurlait, maman passa par toutes les couleurs, j’avais peur !

J’étais terrifiée par ces cris et ces coups. Je ne sais pas comment, on arrivait toujours à délivrer maman. Au plus profond de moi-même, je savais que ce que faisait papa n’était pas bien. J’ai pris moins de volée que mon frère ou ma mère.

Toues ces violences partaient de rien. Par exemple : Si maman n’était pas d’accord dans la voiture, sur un itinéraire, elle prenait des coups de poing sur la cuisse.

Où, si elle regardait trop longtemps un homme ou discuter avec celui-ci dans la rue, à la maison il y avait automatiquement une scène de ménage.

 Cela devenait de plus en plus fréquent et violent jusqu’au moment où maman décida de divorcer.

Maman sera suivit par un psy qui l'aidera a quitter papa, me dit t-elle! Avec des cachets et des consultations...

Sandy

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 27 octobre 2006

           Maman mit plus de cinq ans avant d’obtenir le divorce à l’amiable. Y eu des histoires de cocufiages…mais je ne veux pas rentrer dans les détailles puisque moi même, j’ai du mal a savoir ki a fait koi.

Mon père que j’aimais tant, qui me préfèrerait, certainement parce que je mettais beaucoup d’ardeurs à aimer tout ce qu’il aimait, surtout le sport. A sept ans, je voulais être sa fierté.

Je me rappel quand il m’emmener a ces matchs de rugby, même des fois en déplacement. Dans, le car avec tous les autres joueurs. Je me tenais bien, car je voulais que mon papa soit fier de moi.

J’adorais sentir l’odeur des joueurs qui rentrés sur le terrain, je me mettais  juste devant l’entrer du terrain afin de sentir le camphre et l’odeur de l’herbe fraîchement tondue. Un délice !

Malgré tout ces moment aussi durs mon père restait mon père et je voulais être auprès de lui. J’aimais mes parents et je ne voulais pas qu’ils se séparent. Je les voulais, tous les deux unis.

Il y eut beaucoup de bons moments que je n’oublierais jamais. Comme mon premier vélo (rouge), les vacances à la neige, à la mer, dans les hôtels, les restaurants…

Mais surtout la vie de famille, les fêtes avec toute la famille réunie que mon père affectionnait tout particulièrement.

Mais du jour au lendemain, mon père m’appelle pour me parler dans la cuisine. Il me fait assoire sur une chaise contre le mur. Il me dit tu sais que papa et maman ne s’entende plus. Je le savais très bien au fond de moi, mais je ne pensais pas une seconde que cela aller être aussi brutal…

Je lui dis,-«  je veux pas te laisser seul papa, tu sais pas te faire à manger. »

-« Prends moi avec toi, je te ferais des œufs sur le plats ! ».

Il me dit-« non, s’est préférable que tu reste avec ta mère. Elle sera s’occupé de toi ! ».

Et voilà, il m’embrasse et prends des sacs et part…

Je fondis en larmes…et j’étais la première dans ma classe qui mes parents divorcés.

Il y a eu leur séparation, notre séparation ! Du jour au lendemain, plus rien, toute la famille et amis en commun avait disparu de la circulation. Pour mon frère et moi se fut très douloureux.

Mon père nous prenait le week-end, j’aimais quand il était célibataire car il avait beaucoup de belles copines et de très belles voitures. Il était bien habillé, nous mangions au restaurant.

Maman se remettait doucement du divorce, elle sortait aussi en boîte pendant que papa nous avait le week-end. Elle aussi avait des copains qui venaient parfois à la maison.

Chacun refaisait sa petite vie ! ! !

Cependant j’enviais les enfants de ma classe qui avaient des parents qui s’entendaient bien. Surtout quand ils venaient les chercher à la sortie de l’école. Moi, j’allais à la maison seule.

Dans tout cela, je n’ai pas eu le temps et l’occasion de comprendre se qui m’arrivé. Plus de papa, plus de famille, plus d’amis…je ne savais pas, j’avais que 7 ans .

Sandy

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 28 octobre 2006

 

 

Tout avait changé, j’avais une profonde tristesse en moi. Je ne jouais pratiquement plus pendant les récréations. Je m’isolais en haut d’un escalier qui surplombé la cour de récré. Comme cela je pouvais regarder les autres jouer, je rêvasser et je savais que je n’étais pas comme tout ces enfants là.  

 

Je me rappel d’un midi, nous étions tous assise sur un banc avant de parti manger pour le repas. La dame de la cantine venait voir les enfants tour à tour pour leurs demandé s’il mangé à la cantine.

J’entendais –«  Nan, moi je mange chez moi, Nan, moi je mange avec maman ! » Tous disaient la même chose. Arrivée à mon tour, je ne sais pas pourquoi ?

Mais j’ai dit que je mangeais chez moi. Certainement pour faire comme les autres. Marre d’avoir cette différance. La dame me fit répéter et j’ai insistée en confirmant de la tête.

Je me suis habillée en même temps que les autres et j’ai commencée à prendre la direction de mon immeuble qui n’était pas très loin de l’école.

Finalement quelques par persuader que maman serait là, je frappe à la porte ! Personne !

Je monte au dessus (étage) chez tata ma nourrice, y a toujours quelqu’un chez eux. Personne !

Je ressorts et m’assoie sur un banc devant chez moi. Je suis triste l'envie de pleurer me vient, mon ventre commence à crier famine. (Je devais voir 7 ans).

Puis, je me ressaisie, je me pose la question ou je pourrais trouver à manger ?

La seule réponse qui me vient en tête…Le supermarché du coin, qui est assez loin mais j’y vais quand même. A cette heure là, il n’y avait pas un chat.

Je me suis posée la question si je mangeais sur place ou à emporter ? J’ai vue le vigile qui ma regardait à plusieurs reprise, puis je me suis dirigé vers les produits frais. J’ai pris des petit suisses Gervais au fruit que je mis vite fait dans mon manteau et un paquet de bonbon. Je suis sortie devant la caisse central du supermarché. Mon cœur résonnait partout dans mon corps, je tremblais car je savais très bien que ce n’était pas bien ce que je faisais.

Ouf, une fois sortie…je me suis installée non loin de là pour vite manger mes petits suisses avec les doigts et mes bonbons.

Personne ne sus ce jour là ce que j’ai fait…jusqu'à aujourd’hui d’ailleurs… :o)

 

 

 

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Lundi 30 octobre 2006

A partir du CM1 j’ai commencé à jouer avec les filles, nous inventions des histoires du club des cinq et j’avais le rôle du garçon. Il y avait dans ce club : Véronique G, Christelle M, Christelle G, Karine B et moi.

Chez moi, je jouais avec des poupées mannequins (que des hommes bien sûr), ils se blessaient toujours et il y en avait deux, toujours les mêmes, qui étaient uniquement présents pour les soigner et les aimer pour qu’il guérisse. J’adorais faire les pansements et simuler des bagarres, des accidents.

Mon frère allait déjà au collège, et si mes souvenirs sont bons. Il avait souvent des mots sur son carnet de correspondance à faire signer par maman. Qui rouspéter  un peu ! ! Il n’est pas très proche de moi, même le contraire, ce n’était pas le frère protecteur, plutôt insignifiant…

En CM2, mon maître s’appelait Denis C, et cette année là, les parents de Karine B me proposèrent de partir avec eux, en vacances à St Tropez. Cela partait d’une bonne intention, au lieu de partir en colonie comme tous les étés. Cela me permettait de changer d’air et d’être bien entourée. Une fois là-bas avec eux il y avait un problème, moi ! !

Je ne me sentais pas dans mon milieu, dans le sens ou il y avait trop d’harmonie dans cette famille et j’avais la sensation d’être une pièce rapportée.  Difficile de définir ce mal être quand on a que 9 ans.

Mon amie voulait jouer avec moi. Et moi pas ! Alors nous nous disputions fréquemment.

Une nuit, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. J’avais mal d’être seule dans ce grand lit, j’avais besoin que quelqu’un me console. Karine ne voulait pas dormir avec moi, vu que l’on ne s’entendait plus. Je n’arrêtais pas de pleurer, cela me faisait suffoquer. Comme lorsque mes parents se disputaient !

Le lendemain matin, nous sommes allés à St Tropez vers le port, je suis allée chez un médecin qui a constaté que je faisais de l’asthme, il me donna un traitement.

Un après-midi, j’étais dans le salon en train de faire une réussite pendant que Karine, son frère et son cousin se préparaient pour aller à la plage.

J’ai eu une pensée, mais une mauvaise pensée. Je me demandais de quelle manière je pourrais rentre chez moi. Alors mes pensées ont commencé à divaguer vers des accidents que j’imaginais. Seul un accident ou une maladie pouvait me permettre de renter à la maison. Je ne voulais pas que cela soit trop grave, juste ce qu’il faut.

Ils me proposèrent de partir avec eux à la plage. Ils faisaient la course en vélo et j’avais un petit vélo avec un frein arrière. Ils étaient déjà lion, j’avais l’idée de les rattraper dans la descente. Devant moi se trouvais un camion, j’ai tenté de le doubler par la droite.

Là fut mon erreur, je suis passée en dessous !

Le camion passa sur mes jambes…le chauffeur est descendu du camion car il avait senti deux trottoirs.

Mais c’était moi, j’ai voulue me redresser de suite…mais quand j’ai vue mon os de la cheville et mes jambes, je ne les sentais plus. Sur le coup, je n’ai pas pleuré !

Résultat ! Pompier ! Hôpital !

Je fus hospitalisée, le 25 août 1980, je me suis retrouvée seule dans une chambre avec une Anglaise qui venait d’avoir un accident de moto. La douleur physique et morale était trop vive, je me sentais abandonnée.

J’attendais ma mère, le lendemain de mon hospitalisation. On m’avait dit qu’elle viendrait, un jour précis, me chercher. Je ne me rappelle plus quel jour exactement, mais je sais que le matin même je me suis levée heureuse sachant que j’allais la revoir.

J’ai attendu ! L’après-midi une infirmière me dit-« Attend, soit patient ce n’est pas la porte à côté ! » Je m’étais installée dans un fauteuil vers la fenêtre, avec les jambes bien étendues pour ne pas avoir mal. J’étais juste au pied du lit de l’anglais, pour ne pas qu’elle voit mon visage rempli d’inquiétude.

Et je savais qu’à  partir de 20 h les visites étaient terminées. L’infirmière passa et me dit-«  Exceptionnellement pour toi, si ta maman vient, on lui dira que tu l’attend. » Cela m’avait soulagé. Vers 22h30 malgré les larmes qui n’arrêtaient pas de couler, je me suis couchée et l’infirmière m’a dit-«  Peut-être que ta maman a eu un empêchement ».

Le lendemain matin, on frappa à la porte, un fleuriste tenait un bouquet de roses rouge et un mot de ma mère.

Si je vous dis que j’ai encore pleuré ! Je me sentais abandonnée…

Oui, j’ai chialée ! !

Bref, c’est un souvenir par mis tant d’autres. J’ai quand même passé de bons moments avec cette famille. Ou du moins, je n’étais pas prête a vivre avec eux…je ressentais cette nécessiter : qu’il avait fait une bonne action. Sorti une jeune fille de son quotidien et de surcroît qui a des parents divorcer.

Ce qui m’a le plus dérangé, se sont mes pensées ! Est-ce vraiment une coïncidence ?

Ou est-ce moi qui ai provoqué cet accident ?

Sandy

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Vendredi 10 novembre 2006

En CM2, du moins à ma deuxième année de CM2, car j’ai redoublé, je ne savais pas lire.

Cela me gênait  de redoubler le fait d’être la plus grande de la classe et je commençais à avoir de la poitrine. Je jouais de moins en moins au foot, j’étais obligée de jouer aux jeux de filles.

Je me bagarrais un peu quand même pour me faire respecter.

J’étais suivie par un éducateur Christian, qui venait me chercher pendant que les autres de ma classe étaient en train de faire une leçon. Je n’appréciais pas cela, tout en sachant que ce n’était que pour mon bien, mais vis à vis des autres je me sentais inférieure. C’était très dur pour moi !Mais je ne suiverais aucun cours de grammaire ou conjugaison.

Un jour à la cantine, j’étais à une table de six avec Peter (un voisin de bâtiment de la ZAC). Et je ne sais plus quelques bêtises ont été faites, mais Mireille  B la surveillante de la cantine, s’en est prise à moi.

Je ne pouvais pas m’expliquer, elle ne me laissait pas le temps de parler. J’ai senti la colère montait en moi et je suis partie comme une furie de l’école. Sur le chemin, j’avais mal au cœur et je commençais à pleurer de ces accusations non fondées.

Heureusement j’avais la clé de chez moi et je suis rentrée. Soulagée d’être dans ma chambre et allongée sur mon lit, le téléphone sonna.

Mireille était au bout du fil, elle me dit de revenir à l’école sinon elle téléphonerait à ma mère. J’en ai profitais pour lui dire que ce n’était pas moi.

Je suis revenue, elle m’a emmenée manger dans les cuisines parce que tout le monde  avait fini. Mireille certainement désolée de cette injustice  resta à mes côtés et ne dit rien à ma mère de cet incident.

J’avais l’impression que certain adulte ne m’aimaient pas ou prenaient pitié de moi parce que mes parents avaient divorcé. Je ne me rendais pas compte que le divorce de mes parents me touché directement, j’avais un mal être inexprimable, je le vivais mes ne sachant pas que j’étais dans une souffrance.

Dans la même période maman vécu une grande histoire d’amour avec Joël. C’était un homme marié, mes souvenirs sont flous. Je vois toujours maman en train de l’attendre après les matchs de Division 1dans notre régions. Il passait après la troisième mi-temps.

Elle lui préparait son double whisky. Quand il était là, maman n’était plus la même, elle rigolait beaucoup et faisait sa « gamine ». Mon frère et moi nous allions nous coucher.

J’ai toujours vu maman l’attendre, elle regardait par la fenêtre de la chambre à mon frère, elle avait vu sur le parking. Elle restait des heures dans cette chambre entrain de regarder si sa voiture arrivait. Plusieurs fois, il n’est pas venu, et moi j’essayais de la consoler.

Bien des fois, j’en ai eu marre de la voir coller à la fenêtre.

Alors que j’avais besoin d’elle.

Je n’arrivais pas à l’exprimer clairement, de plus sa liaison avec Joël a duré trois ans. Il me semble qu’elle était heureuse et malheureuse à la fois. Certains soirs il couchait à la maison ! Elle était pratiquement à ses pieds. Cela m’agaçait ! Mais que dire ? ?

La seule fois où Joël a fait quelque chose pour nous, si je peux dire. C’était un soir, où mon frère avait bu et venait d’être ramené par la police pour vol de pièces de mobylette..

Oui, Mon frère a commencé à boire très tôt vers 13 ou 14 ans. Et quand, je dis boire c’est se bourrer la goule…

 Il traitait maman de tous les noms !

Très gentils, ils sont partis après avoir fait la morale à mon frère et des avances à ma mère. Une fois partis, mon frère est devenu fou. Maman était prise de panique devant son garçon, déchaîné ! Il tapait partout sur les murs et criait. (J’avais l’impression qu’il voulait faire comme mon père !)

Sous mes 1O ans, je ne reculais pas devant lui, même s’il me faisait des menaces. Maman avait peur qu’il me frappe et me demanda d’aller chercher Tonton  au-dessus.

Il n’était pas là. (Quoi, il était là…mais n’ouvrit pas la porte.)

C’est alors que M. Joël est arrivé et a emmené mon frère dehors pour discuter entre hommes. Ils sont restés plusieurs heures ensemble. Je suis restée avec maman qui n’arrêtait pas de pleurer, encore sous le choc de la venue de la police et de l’agressivité de mon frère. Tout est rentré dans l’ordre après quelques heures. Mon frangin est rentré dans sa chambre sans rien dire.

Ce soir là, tout le bâtiment avait entendu le rafus ! ! Je me suis couchée et j’en voulais à mon frère de tout ce qu’il avait dit et fait subir à ma mère.

Je n’avais pas de copines à part Isabelle, j’avais des difficultés pour me lier d’amitié. Et vu ce qui ce passé à la maison, je ne pouvais en parler à personne. A l’école, je ne discutais pas avec les autres de ce qui se passait à  la maison, car je savais au fond de moi que ce qui s’y passait n’était pas bien, pas sain !

Mon frère commençait de plus en plus à faire des conneries, l’alcool, les voles, les filles…les pétards aussi…c’était un Rock. Oui, dans notre cité, y avait la bandes de Hard- Rock, les Rocks et les New Wave  plus tard. Cela faisait qu’il y avait des bandes qui se former et souvent se confronter. Même entre la cité de la ZAC et la ZUP cela cartonné pas mal.

Sandy

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 15 novembre 2006

Je me retourne vers mes années collège.

La veille de la rentrée, je devais aller chercher ma liste de fournitures au collège Bienvenue Martin. J’y suis allée avec Maude, toutes les deux nous discutions sur le chemin tous prés du sous- bois vers le collège.

Quand soudain !

Je vis un hommeà moitié nu en train de se masturber devant nous. Je suis restée figé, pétrifiée par la peur. Maude m’a prit la main et nous sommes rentrées  en courant chez elle et j’étais choquée !

Elle m’expliqua qu’il était souvent là, c’était un exhibitionniste. J’en ai fait des cauchemars plusieurs nuits. (Il ressemblait à Emile Louis).

Quand je suis arrivée au collège, le changement fut brutal et très dur. Je sortais de ma petite école primaire avec toujours d’énormes difficultés en Français (je n'étais pas capable de lire une phrase) et de plus il y avait des nouvelles matières que je ne connaissais pas.

 J’étais contente d’avoir beaucoup de cahiers tous neuf et des livres pour chaque matières. Je me suis retrouvée dans un monde différent et cruel, plutôt impitoyable entre nous... J’avais un complexe, j’étais petite et assez costo (pour ne pas dire grosse), mais en quelques mois je grandis et fit du sport (judo) pour que tout rentre dans l’ordre.

J’étais la meilleure en sport et pour rien au monde je voulais qu’il y ait une fille supérieure à moi. J’étais tellement sûre de moi dans cette matière que je me permettais beaucoup trop de choses, ce qui se termina un jour par une convocation chez le directeur. J’avais eu une altercation avec ma prof qui n’a pas supporté que je ne me laisse pas faire. Bref ! Le sport était mon échappatoire ma seule façon de m’extérioriser.

Mes difficultés scolaires étaient énormément présentes au fur et à mesure que l’année avançait, je devenais de plus en plus agressive auprès des profs et des élèves. Je n’arrivais pas à surmonter cela.

Je souffrais énormément de ne pas savoir lire, j’étais obligée de pomper sur ma voisine à fin d’avoir des notes  correctes. Je devenais vicieuse et provocatrice.

Je faisais peur à des filles pour qu’elles me donnent les réponses aux exercices.

J’avais mal ! Je ne voulais pas que l’on connaisse mes faiblesses. Je refusais tout travail de lecture à voix haute et surtout le tableau qui me faisait horriblement peur. Tout en sachant que je pouvais être réprimandée. Ma seule façon de m’affirmer pendant les cours était de faire le clown de service.

J’ai eu une prof de français qui m’aidé pas du tout…bref, je faisais tout pour être désagréable.

Quand je rentrais le soir, je posais mon sac et je partais à l’entraînement de judo. C’était mon échappatoire, pour me prouver que je n’étais pas nul partout. Cela me permettait de me battre, de me défouler et je rentrais tard le soir étant dans la section des adultes à 11 ans.

Je rentrais vers 22h et j’avais peur car je devais traverser un parking dans le noir complet et non loin de là. Il y avait des terrains vagues. J’entendais souvent des gens parler !

Je pense que maman, en tout état de cause connaissaient mes difficultés, mais elle ne devait pas être en mesure de m’aider.

Quand je rentrais à la maison après l’école, je repartais aussi sec. Vu mon échec, je préférais aller dehors avec les copines et copains de la cité. Pour me faire accepter dans leur bande, il fallait faire comme eux. J’ai commencé très tôt à fumer vers 11 ans, je me prenais pour une grande personne. J’aurais aimé que maman jette un coup d’œil dans mon cahier de texte. Elle n’avait pas le temps de s’occuper de mes devoirs. Sauf pour signer les mots sur mon carnet de correspondance. Vu mon attitude les profs ne me supportaient plus.

Je savais que maman me faisait confiance.

Mais où se trouvait ma motivation ?

Qui pouvait m’aider ?

J’étais en échec totale…

Sandy

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 15 novembre 2006

Mon frangin commençait à faire des siennes. Il avait a peine 15 ans et buvait déjà trop pour son âge avec des personnes qui n’étaient pas fréquentables. Des loubards, des mecs qui sortaient de prison…il était vachement influençable.

 Chaque fois que maman lui demandait quelque chose, cela s’achevait inlassablement par une crise de nerf de «  Monsieur ! ». (Il tapait partout, porte, murs et crier comme un fou !!)

Comme s’était le seul homme de la maison, il commençait par faire peur à ma mère et elle n’arrivait plus à avoir la moindre autorité sur lui. Moi, je me confrontais à lui verbalement y avait que cela qui le touché.

Je m’en rappellerais toujours, un vendredi en sortant du collège. J’étais joyeuse d’arriver enfin au week-end. J’avais décidé de marcher à côté de mon vélo bleu rien que pour apprécier de faire une ballade dans les allées de ma cité. Quand je passais tout prés de buissons, j’inhalais l’odeur des poiles a grattés. Les jardiniers mettaient souvent se genre de buisson. Pour éviter que les enfants détruisent tout. Je crois que le printemps approché, il faisait doux, j’avais accroché mon plue-over autour de ma taille.

Quant au loin des cris m’interpellèrent, je voyais deux personnes en train plus ou moins de se battre. Je commençais à me poser des questions au fur et à mesure que j’avançais, vu leurs gestes imprécis. Ils devaient être saouls ! Arrivée à une certaine distance, j’apercevais la silhouette de mon frère.

Il était par terre en train d’agoniser et gémissait afin que je l’aide. J’étais en colère de voir mon grand frère en train de faire des conneries pareilles.

J’eus de suite peur pour lui puisque le soir même, la femme de mon père devait venir, il ne fallait absolument pas que papa voie mon frère dans cet état. Impossible de le ramener à l’appartement puisque maman allait rentrer du travail. Et elle n’avait pas besoin de le voir encore dans un piteux état. J’ai cherchée une solution. J’ai eu du mal à le ramener jusqu'à mon immeuble.

Alors je l’ai emmené chez une voisine Mme Barthélémy tout en lui expliquant la situation : mes parents ne devaient pas le voir ainsi. Alors à toutes les deux nous n’avons eu que deux heures pour dessaouler mon frère et je n’arrêtais pas de descendre et monter les escaliers pour guetter l’arrivée de Marie. (L’amie de mon père).

Tout est rentré dans l’ordre à temps.

J’ai souvent protégé mon frère de ses conneries. D’ailleurs je n’aurais pas du. Il se serait peut-être assumé et aurait pris ses responsabilités.

Mon frangin  poussait souvent le bouchon trop loin avec maman, cela dégénérait rapidement. Il m’énervait beaucoup, car je voyais qu’il n’avait pas de respect pour ma mère.

Un jour, maman téléphona à mon père et lui expliqua rapidement la situation.

Papa vînt chercher mon frère sur-le-champ, mon père proposa de le garder pendant un mois. Mais sa femme avec qui il vivait avait déjà trois garçons dont un à charge. Elle proposa à mon père de garder mon frère pour éviter une pension alimentaire à verser à ma mère. Maman s’est fait avoir, mon frère n’a pas eu son mot à dire.

Cela fut une autre séparation très difficile pour moi. De plus mon frangin allait le week-end chez ma mère, moi j’étais chez mon père. Ce qui fait que nous nous voyons très rarement.

Même s’il n’était jamais là pour moi, j’aimais mon frère…même s’il se foutais de ce que je pouvais ressentir j’aimais mon frère…

Sandy

 

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 16 novembre 2006

J’étais souvent seule et pour combler ce vide je commençais à sortir, j’allais avec des filles de mon âge et plus. Je faisais comme elle pour ne pas me faire mal voir. Je ne parlais pas beaucoup avec les autres, j’observais plus que discuter pour rien dire. D’ailleurs cela énervés beaucoup tout le monde, on me prenait pour une fille hautaine ou prétentieuse, j’étais plutôt timide. Comme j’étais sans limite, je veux dire que ma mère me donné pas de limite. Je pouvais faire ce que je voulais. Je racontais que je dormais chez des copines, et je partais faire du stop avec les copines. Nous allions en boite sans se rendre compte du danger.

 Maman ne voyait que du feu !  Je suis partie une fois aussi trois jours dans le Morvan, elle n’a jamais rien sue et chercher à savoir. Elle ne sait rien de tout les conneries raisonnables que j’ai puent faire. Je me donnais des limites, difficile quant on a que 11 ans. J’avais tellement grandie que j’en faisais 16 ans. Mon premier flirt fut à 11 ans, lui 18. Franchement je n’éprouvais pas le besoin, ni l’envie et aucune attirance pour les garçons .Mais je faisais comme mes copines pour être avec elles.

       Ma première cuite fut vers 13 ans en colonie une demi-bouteille de pastis pur. Ainsi que mon premier pétard, j’étais chez un copain avec mes copines nous étions en train de fumer au shout-bangue. Cela ma fait un effet d’enfer, chez lui il y avait un super matos.

 Quand soudain !

 On frappe à la porte qui donnée sur moi. Le pote va pour ouvrir et qui je vois apparaître ?

  Mon frère !

Les boules de ma vie, moi qui me faisais passer pour une fille sérieuse, j’étais grillée !

Je me suis fait sortir par mon frère. Voilà !

Je me retourne sur un fait marquant, une dispute avec la future femme de mon père à l’époque, depuis eux sont mariés.

 Un vendredi soir, dans un camping à Germinie où elle avait une caravane pour passer les vacances  d’été (à 30km de chez eux) et surtout rester prés de ses parents.

Nous étions au bord de l’eau, à l’ombre des arbres pendant que papa et Marie se disputaient dans la caravane.

Il décida de partir de suite pour rentrer à la maison,.Nous avions déjà quitté le camping en voiture  quand il s’aperçut qu’il n’avait pas les clés de la maison. Il était assez retissant pour retourner à la caravane.

Il fit demi-tour, arrivés là-bas, je lui dis de ne pas bouger, j’allais les chercher. (Car je sentais ou craignais que cela finisse mal).  

Dans ma tête j’étais décidée, je ne voulais pas me laisser faire par elle. Je suis rentrée dans la caravane pendant que mon père et mon frangin étaient en train de m’attendre un peu plus loin, dans la voiture.

Je demandais à Marie les clés, elle ne voulait pas me les donner. Je savais où elles se trouvaient, je les ai prises dans son sac et je commençais à sortir du haut vent.

Lorsqu’elle commença à nous insulter et elle n’arrêtait pas.

 Elle arriva à ma hauteur en me traitant de –«  Petite garce ! ! » Et me mit une gifle.

J’ai eu le réflexe de lui lancer un coup de poing. Je me suis rapidement retrouvé au sol sur elle, son père intervint de suite vu comme elle criait et me fonça dessus. Quand papa arriva à son tour et il les pousse tous les deux !

Ils y avaient des cris et une haine dans les regardent de ces adultes, je ne saisissais vraiment plus rien.

Je n’avais plus confiance en eux et encore moins en cette femme qui se mettait entre moi et mon père.

Tout cela en si peu de temps, j’avais les genoux  qui tremblaient et je me suis culpabilisée de suite de ce qui venait de ce  passé.

 Après, ils sont partis tous les deux en voiture avec une colère terrible de Marie.

J’étais effondrée et en larmes, j’avais peur qu’ils se fassent du mal.  Je me rappel comme si c’était hier, j’étais a genou sur le bord de la route en train de pleuré toute les larmes de mon corps. Quand mon frère est venu et m’a dit -"tu te fait du cinéma!".

Résultat après discussion entre adulte. Marie garda la voiture et papa eut les clés de sa maison.

Nous avons commencé à marcher sur la route, mais elle essayait de nous écraser en voiture tout en hurlant des choses pas très correctes venant d’une mère de famille.

-« J’espère que tu crèveras avec tes gamins, t’es qu’une ordure, salaupard… !

Nous avons marché dans les champs, papa avait peur de ce qu’elle pouvait faire. Puis au bout de quelques kilomètres, elle a fait demi-tour. C’était une hystérique ! Elle avait tellement de haine dans son regard…

La nuit commençait à tomber, nous avons traversé une forêt, je me sentais quand même en sécurité avec papa et mon frère. Après avoir fait du stop, nous sommes arrivées à 1h30mn du matin à la maison.

Une fois la porte ouverte, mon frère est monté se coucher. Nous sommes restés dans le salon, essayant de nous remettre de nos émotions.

Moi, je fondis en larme car je ne supportais plus rien aussi bien du côté de maman que de mon père. Je souffrais de me retrouver toujours dans la même position, être le facteur pour mes parents. Tu lui diras ça et il peut bien t’acheter cela. Résultat, j’étais entre eux mais jamais complètement avec eux. Et voilà, cela continuait avec cette femme qui ne m’aimait pas. Je lui ai expliqué !

C’est la seule fois de ma vie où j’ai pu discuter avec mon père et lui faire comprendre ma tristesse qu’engendraient tous ces déchirements familiaux.

Tandis que je fondais toujours en larmes, papa me consola. Il me dit de croire en lui. Cela me fit du bien d’avoir tout déballer. IL me dit qu’il allait la quitter et que nous partirons tous les trois à Toulon.

Le lendemain matin, elle arriva !

Ils discutaient ensemble et voilà ! Le tour était joué.

Papa m’obligea à lui faire la bise. J’ai refusé, mais il me força !

Au plus profond de moi-même, j’étais écœurée, dégoûtée, trahie…

Après la nuit que j’avais passé avec mon père et tout l’espoir qu’il m’avait donné tout venait de s’effondrer, des promesses qu’il ne tiendrait pas !

Je me sentais abandonner…

 Sandy

Par Sandy
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus