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Mardi 19 décembre 2006

Maman faisait ce qu’elle pensait être bien pour elle. Elle aimait être collé au téléphone, elle avait des factures faramineuses. Ce n'etait pas comme maintenant ou tu peux téléphoner pour pas cher.

Elle a connu un mec brun je l'appellais 4/4 …il est resté longtemps celui là. Quoi, il passait suivant ses besoins certainement. Je l’appelais 4 /4 parce qu’il avait une jeep de l’armé. Une fois il nous avait emmené faire un tour en ville. Le truc pas discret, cheveux au vent. J’en avais même fait profiter les copines de bâtiment…Maude, Jenny, Valérie…

Jenny était à mes yeux, la plus belle de la Zac. Style Karen Chéri en ado. Tous les garçons étaient après elle, elle le savait…Valérie était tout l’opposé … grosse ... brune, mais avec un jolie visage. Je me disais toujours elle serait moins forte ... elle aussi, elle ferait craquer les mecs … une grande bouche, style bull dog… :o).

A vrai dire, à cet époque…j’avais beaucoup de mal à avoir des ami(e)s. Vu ce que je vivais…je n’arrivais pas à accrocher au truc bateau des filles.

Elle me saoulait, avec leurs maquillages, les mecs et tout ce qui va avec… et de plus je n’étais pas du tout attiré par les garçons. Mais je ne savais pas encore que j’étais lesbienne. Nan ! Du tout !

Bref, 4 /4 faisait croire à maman qu’il faisait de la magie noire. Moi, j'aimais bien le taquiner à ce sujet.

Maman lui faisait des bons petits plats et restait devant lui à le regarder manger. Puis, je les laissais tous les deux, je partais dans ma chambre écouter Bob Marley.

Je pense que maman ne cherchait pas vraiment d’amoureux.

 

Un jour, nous sommes parties à Cahors dans le sud ouest pour rencontrer un de ses correspondants. Faut croire que maman  aimait cette partie de la France.

Cela faisait depuis peu, qu’elle communiquait avec cet homme. Il nous a payé les billets de train sans rechigner. C'etait rare des hommes pas prés de leurs sous.

Bref, nous voilà partie toutes les deux pour Cahors. Moi, contente de voir le paysage défiler sous mes yeux et de voir du monde. Plus de 6 heures de train en Corail…c’était quand meme fatiguant !

Arrivé le matin à la gare, la pression monte pour maman (et moi). On ne sait pas sur qui nous allons tomber. Puis au bout de quelques minutes de poirrotage devant la gare.

Un homme brun, mais plus jeune que d’habitude viens nous rejoindre. D’ailleurs, j’ai bien vue que maman était elle-même étonnée. Bref, nous montions avec lui dans sa voiture…puis il nous amene dans un bâtiment au 3ème étage. Je m’en rappelle ! Une fois, les bagages déposés dans le couloir. On lui demande un café…et là, je vois qu’il ne sait pas ou est le café et les tasses. J’observe !

Puis, il semble tout d'un coup pressé…il s'en va en nous disant qu'il revient d’ici une ou deux heures !

Nous voilà, toutes les deux dans un salon froid en train de boire du café. Je dis à maman que ce n’est pas normal. Il ne connaît pas l’appartement, il est jeune, il revient…mais avec qui…??

Maman faut partir de là tout de suite…Maman on se sauve !

Mais elle n’avait pas assez d’argent pour le retour me dit-elle…!

On s’en fou !

On se débrouillera… !

Ouf ! Je l’ai convaincue !

Mais avant de partir, il faut savoir ou nous sommes ?

Trouver une adresse, un taxi…

Apres avoir bien fouillé tout l'appart j'ai trouvé une enveloppe avec l'adresse ... ouf !!!

Maman ne perd pas la boule … elle décide de prendre un maximum d’objet pour se venger avant de partir !

Alors nous voilà, en train de piquer tout ce qui nous tombent sous la main, en attendant le taxi. J’avais peur, mon cœur battait à dix milles à l’heure.

Il pouvait très bien revenir le mec !

Ouf, nous sommes dans le taxi … direction la gare !

Arrivé à la gare, il fallait prendre un train au plus vite…mais vu que maman n’avait pas assez d’argent. On ne pouvait pas prendre le premier, on a du attendre la fin de matinée, la peur au ventre!

Je faisais le gai, je regardais partout…j’avais très peur !

Une fois, dans le train…la pression est complètement descendue…enfin !

Nous n’avions pas de place assise, on était debout dans le couloir. Pas gouave ! L'essentiel était que l'On rentrait ! Assise sur notre butin, maman et moi sommes partie dans des crises de fou rire… :o)

Ce jour, là…j’ai prêté mon sac à une dame âgé qui n’avait pas de place, elle a pu voyager assise sur mon sac. Cette femme s’appelait Ménie Grégoire, journaliste de France Soir. Petit bout de femme avec des grands yeux noirs, au cheveu noir et gris.

Coquine que je suis…j’ai enregistrée dans ma tête son adresse qui etait ecrit sur sa valise et plus tard je lui écris pour savoir si elle allait bien. J’ai eu droit à une douce lettre que j’ai toujours d’ailleurs.

Voilà, une petite série de conquête de maman…des souvenirs que je n’oublierais jamais.

En tout cas, je ne sais pas si j’ai évitée le pire à Cahors ?

Mais je ne regrette pas d’être partie !

Au plaisir

Sandy

par Sandy publié dans : Mon enfance...
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Samedi 16 décembre 2006

A cette époque aussi, maman se disait amoureuse.

Y a eu pas mal de choses qui se sont passés, j’ai retenue que les trucs qui mon marquer bien entendue.

Elle avait une amie avec qui elle sortait beaucoup en boite. Cette femme, je l’aimais bien, car elle me parlait et faisait attention à moi. Sauf quand elle venait avec des copains à elle.

Elle était comme transformé, souriante et rigoler à chaque phrases que ces mecs pouvaient dire.

Je me rappel un samedi après-midi, elle a téléphoné à maman pour qu’elle vienne la voir avec ces copains pour boire le café. Moi, j’étais contente…je me suis dit cela aller changer un peu, que de regarder la télé.

Elle était pire que d’habitude…existée comme une chatte en chaleur. Les trois hommes qui étaient à la maison, me parlait et me demandait le truc bateau. Si je travaille bien à l’école…

Puis, d’un seul coup…elle se dirige vers maman et lui parle dans l’oreille.

Ils sont tous partis dans la chambre de mon frère, elle est toute au fond de l’appartement. Il n’habitait plus à la maison puisque papa venait de le prendre avec lui.

Donc, je me suis retrouver plus ou moins seule dans le salon en train de regarder la télé. Maman n’était pas dans son assiette, elle faisait que des aller et retour entre la chambre et le salon.

Puis, ils sont revenu et se sont installer pour finir de discuter certainement.

Y a que lorsque j’ai vue les genoux de l’amie à maman que j’ai compris.

Tu sais, dans la chambre à mon frère y a de la moquette comme les pantalons en velours avec des trais…

Elle avait l’empreinte de la moquette sur le genou, je peux même dire dans quel sens elle était…bref… !

J’ai trouvée cela dégueulasse de faire sa dans la chambre de mon frère et tout simplement chez moi. Alors, j’ai été désagréable avec eux… Et je suis partie dans ma chambre !

Maman n’a rien dit…

Cette amie en question, était en train de péter les plombs car elle avait des gros problèmes dans sa vie. Y a une chose que j’ai aimée, c’est  le jour ou elle avait invitée une amie d’enfance de ma mère qui était lesbienne.

C’était la première fois de ma vie que je voyais une lesbienne.

Attention, cette femme qui était comédienne dans la vie, elle s’appelle Monick. Elle était accompagnée de son amie. Elle était toute les deux des opposées.

Monick était grande brune, costaud style mec, avec une voix roc et son amie blonde au cheveu long, élégante et douce.

J’étais fascinée, mais je ne savais pas encore pourquoi… :o) 

Maman avait changée de stratégie pour trouver un homme.

Elle m’envoyer chercher à la librairie de notre quartier, une revue pour faire des rencontres. C’était un truc spécial car ce n’était pas dans les rayons.

Elle passait des heures et des heures au téléphone avec des hommes de tous la France.

Moi, déjà que je ne la voyais pas de la semaine…j’étais un peu déçue au fond de moi. Nous ne faisons pas grande chose ensemble. Sauf les sorties…où elle m’emmenait aussi rejoindre ces inconnus du téléphone.

Je peux dire que j’ai voyagé dans toute la France. On s’est retrouvée dans des situations pas très catholique des fois marrantes et d’autre beaucoup moins.

Une fois, nous avons été jusqu'à Marmande dans le sud ouest de la France. Arrivée à la gare, car nous nous déplaçons toujours par le train puisque maman n’avait pas de voiture.

Elle devait reconnaître l’homme qui l’attendait. Je pense que s’était quand même une angoisse pour elle, en plus…moi, j’en rajouter une couche. Il va être moche … !

C’était un agriculteur, mais quand je dis agriculteur, le vrai de vrai. Dans sa voiture, je regardais autour de moi. Je regardais toujours très attentivement au cas ou…c’est ce que  je me disais dans ma tête. J’avais mes repères pour rentrée.

Nous avons traverser de magnifique paysage et y avait des couleurs partout il y avait même des coquelicot sur le bord de la route ; le temps était doux sa sentait bon la nature.

Je ne me rappel plus de son prénom à celui là. Mais quand nous sommes arrivée chez lui, c’était hallucinant.

Il vivait avec sa maman dans la ferme et nous étions dans une maisonnette juste à coté. Nous étions entourée de champs.

C’était un deux pièces, la première pièce y a une grande cheminée avec une marmite au dessus qui sentais bon le mangé(comme au moyen age), un évier, y a que de l’eau froide et une table avec deux chaise. Dans l’autre pièce un grand lit.

Bien entendu, les toilettes n’était pas dans la maison… :o)

Bref, il était bien gentil et maman n’est pas passée à la casserole…ce fut un week-end assez fatiguant.

Plus maman faisait cela ; moins, j’étais partante pour faire autant de kilomètre et surtout j’avais peur …sur qui on allait tombé.

Souvent, elle faisait des sales coups. Elle demandait toujours de l’argent pour ce déplacer…et nous ne partions pas à la rencontre de cet homme. Moi, j’étais contente cela faisait un de plus de couillonner…lol

Maman savait régler se problème d’argent, même avec les impôts…elle avait demandée RDV avec l’inspecteur. Quoi le monsieur, qui s’occupe de ça !

Il nous a même invité à manger au restaurant, je n’aimais pas tenir la chandelle. Ce genre de situation n’était pas bien …mais je me devais d’être prêt d’elle. J’avais peur pour elle !

Elle avait réussie à obtenir ce qu’elle voulait. Car nous avons été au trésor public une semaine plus tard, dans son bureau. Et il lui a remis ce qu’elle voulait…

Moi, je ne disais rien…mais je savais que maman avait fait ce qu’elle pensait de bien pour se sortir de là. Même si cela quelques par m’énerver…Il était moche ce mec, avec sa pipe et sa barbe…beurck !

Maman s’évadait comme cela…elle avait des moments ou je la sentais heureuse et bien souvent pas…

Maman était comme ça…

Sandy

par Sandy publié dans : Mon enfance...
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Jeudi 14 décembre 2006

Les jours de la semaine passèrent et je continuais à être de plus en plus odieuse. Je n’arrivais plus à être discrète. Surtout à l’internat au moment de l’étude, je n’avais jamais de devoir. J’empoisonnais la vie des autres qui avaient eux beaucoup de travail. On avait deux pionnes : Véro faisait le lundi et mardi, Pascale le mercredi et jeudi.

Avec Véro, je ne pouvais pas faire ce que je voulais car elle me punissait sans vraiment arriver à m’arrêter.

J’étais tellement insupportable un soir, qu’elle m’avait enfermée dans le placard à balai. Au bout de quelques minutes voyant que je ne manifestais pas mon mécontentement, elle ouvrit la porte.

Horreur ! !

Du moins, je dirais plutôt erreur pour elle, il y avait un téléphone dans ce placard et elle m’avait surprise en pleine communication.

Il me semble que j’étais passée par toutes les punitions existantes, j’avais épuisé ses ressources.

Mais elle trouva une solution.

Pendant au moins un mois, elle avait mis mon bureau au milieu de l’allée du dortoir. Comme cela elle pouvait voir tous mes faits et gestes ! L’aubaine fut pour cette très chère Mme Porch qui m’humilia avec ses réflexions devant toutes mes copines, j’étais à sa portée et elle en jubilait ! De plus elle était cul et chemise avec la CE du LEP.

Avec Pascale, je pouvais faire ce que je voulais. Maintenant il vous reste à imaginer ! Du style !

Un soir, Pascale m’avait dit de ne pas faire de bruit parce qu’elle devait réviser pour un examen.

Elle éteignit la lumière (extinction des feux) et dit comme tous les soirs-«  Bonne nuit les filles ! ».

Elle ferma la porte de sa chambre. Là je commençais à taper dans mon armoire. Comme par l’opération du saint esprit, j’eus un écho de l’autre bout du dortoir, puis un autre, et encore un autre…

C’était comme dans un stade, quand tout le monde tape des pieds sur les gradins. C’était très fort, cela faisait vibrer le plancher. Elle alluma en gueulant d’arrêter immédiatement !

Sous ses paroles un silence de plomb ! Elle éteignit et rentra une deuxième fois dans sa chambre. Je tapai une seule fois, et le stade recommença à gronder de plus belle avec des cris et des sifflements.

Je rigolais vraiment d’entendre tout ce bruit.

La furie alluma et elle se mit à hurler ! Attendant cinq minutes avec la lumière éteinte pour voir si l’on recommençait. Un silence se fit avec quelque ricanement. Pascale rentra dans sa chambre en laissant sa porte ouverte. La troisième fois je n’ai pas eu le temps de taper dans mon armoire que le stade se déchaîna ! !

Elle alluma la lumière et cria.

-« Sandy ! Tu viens dans ma chambre ! ! »

-«  Pourquoi moi ? Je n’ai rien fait ! ».

Ce soir là, il y eut l’intervention de la grosse Porch et j’ai été collé le mercredi suivant.

Sandy

 

 

 

par Sandy publié dans : Mon enfance...
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Vendredi 1 décembre 2006

Encore un week-end, chez mon père. J’étais obligée de rester jusqu’au lundi matin en plus parce que maman n’était pas là. C’était prévu que je prendrai le train du lundi matin avec mes copines d’internat.

Tout se passa à peu prés bien, jusqu’au dimanche soir à table. Il y avait Vincent le fils de Marie.

 Papa me fit encore une réflexion qui me blessa une fois de plus. Pour ne pas montrer ma tristesse, je suis sortie de table pour me réfugier dans la chambre d’amis au 1er étages. Malheureusement pour moi, il me suivit et ferma la porte de la chambre derrière lui. Il commença à m’engueuler, parce que j’étais sortie de table sans lui demander la permission etc.…

Il me menaçait et il en arriva aux mains, je voyais son regard noir. Je ne pouvais m’empêcher de riposter à son agressivité ! Je me débattais comme je pouvais, il me cogna la tête contre le mur, me donna un coup de poing avec sa chevalière ma lèvre se fendit. Le sang coulait de ma bouche et je le regardais avec haine ! !

Puis il retourna à table comme si rien ne s’était passé. Je me suis soignée comme j’ai pu, je mis de l’eau froide sur ma lèvre qui avait gonflé et le front afin que la bosse ne devienne énorme (malgré l’œuf que j’avais !). Il suffisait que j’ouvre la bouche pour que cela se remette à saigner.

Allongée sur le lit, frappée de stupeur, je tremblais de partout. Tout se bousculait dans ma tête ! Mon père me foutait  une trempe parce que je n’étais pas d’accord avec lui.

Je n’arrivais pas à pleurer, mais au fond de moi, mon cœur se resserrait encore et encore, ma poitrine était compressée, écrasée. Puis je pensais à Marie ! Qui n’était même pas montée pour lui dire d’arrêter !

Elle devait entendre d’en bas !

L’affolement vint quant il fallut que je prenne le train le lendemain.

Comment allais-je faire ? Qu’allais-je dire aux autres ?

Cela se bousculait de plus en plus dans ma tête !

La nuit fut longue car mes idées n’étaient pas très claires. A 4 heures du matin, j’entendais mon père se préparait pour partir au boulot. J’ai attendu qu’il part, puis je me suis levée. J’ai regardé ma sale tête dans la glace. J’arrivais à la gare avec une heure d’avance, mon train n’était qu’à six heures.

 Je me suis assise sur un banc, dans un coin de la gare. Je sentais un regard posé sur moi.

C’était une femme, d’une quarantaine d’années qui me dévisageait. Je me suis sentie gêner et c’est là que je me suis dit-«  Il faut que je joue la dure car les copines ne vont pas tarder d’arriver et il faut que je sois à la hauteur ! ».La prise de conscience!

 Elles m’inspectèrent et les questions fusèrent. Je voyais dans leurs regards qu’il avait de la crainte.

Arrivée au lycée le plus dur s’annonçait ! !

J’approchais le bureau de la CE pour poser mon sac d’internat. Il y avait des élèves qui étaient en train de discutés avec elle. Elle aimait parler avec les élèves a fin de mieux les connaîtrent.

Moi, c’était juste bonjour et bonsoir !

Je suis rentrée dans son bureau le plus discrètement possible.

Quand, je sentis son regard se posait sur mon visage et j’entendis en même temps.

-« Qu’est ce qui t’es arrivée ? ».

Je me suis figeais sur place et mon cœur commença à battre la chamade.

-« Qu’est ce que c’est sur ton visage ? »

-« Rien, je me suis battu ce week-end avec les mêmes nanas ! ».

Elle demanda aux élèves de sortir et moi de rester. J’étais paralysée devant son bureau avec mon sourire provocateur (qui n’avait plus son effet !).

Sous son ordre, je fermais la porte derrière les élèves et je m’asseyais en face d’elle à son bureau.

La CE essaya de savoir ce qui se passait ! Toutes les hypothèses y passèrent : Raquette, drogue, mon petit copain…

Mais rien ne sortait de ma bouche, j’étais trop sûre de moi, j’avais donné toute mon énergie en lui disant que je m’étais battue.

Sauvée par la sonnerie, je suis montée en cour !

Sandy

 

 

 

par Sandy publié dans : Mon enfance...
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Lundi 27 novembre 2006

Je me sentais de plus en plus délaisser par mes parents, je ne mettais toujours pas de mot ou de parole sur cette souffrance. Je vivais les choses comme elles venaient !

Marie venait d’avoir son enfant Angéla. Cet enfant, Marie le désirait pour une raison. A fin que mon père ne soit plus avec nous, pour qu’il ne soit qu’à elle. (C’est ce que je pensais à cet âge).

Je m’apercevais que mon père ne faisait plus attention à moi et ne pouvait me supporter. Nous n’avions plus notre complicité comme quand il vivait avec maman. Ce n’était plus mon papa…

Un week-end une dispute éclata, lorsqu’il sus que la veille j’étais sortie avec des copains dans un bar.

Je lui répondis et il commença à se mettre en colère. Je me suis méfiais de sa réaction car je savais de quoi il était capable. Je réagis un peu trop tard. Il me cogna dessus. Résultat, je me retrouvais avec un coquard, après cela je n’avais plus qu’une envie rentrer chez moi.

J’étais abasourdie, déstabilisé…mon papa que j’aime tellement ma foutu une raclé…

En ce dimanche, je suis rentrée l’après-midi. Car je ne voulais plus rester chez lui.

Quand je suis arrivée à la maison, maman n’était pas là ; elle était à Montpellier avec Marc. Arriver dans ma chambre, je me suis allongée sur mon lit et je regardais le plafond. Je me sentais abandonnée, mal aimée et je commençais à détester ces adultes égoïstes aux quels on ne pouvait faire confiance.

Avec mes quatorze ans, j’avais mal !

Une souffrance extrême était en moi avec une incompréhension totale de tout ce qui venait de m’arriver. J’avais besoin de parler, de me confier. Mais je n’étais pas comme les autres filles de mon âges. Je ne me considérais pas comme normale avec toutes les difficultés que j’éprouvais à m’exprimer et surtout à faire confiance.

Le téléphone sonna. C’était maman, qui s’excusait de ne pas être là, elle préférait profiter de son week-end.

Je ne lui ai rien dit, j’étais trop perturbée. Elle me dit qu’il y avait du lait dans le frigo pour mon petit déjeuner. Elle me laissa en me souhaitant de passer une bonne semaine à l’école.

Tous les lundis, je partais avec la documentaliste du LEP. C’était la copine à maman celle qui était partie à Montpellier.

Bref, Geneviève me demanda-«  Qu’est ce qui t’es arrivée ? ».

-« Rien je me suis cognée ! ».

Arrivée au bahut, j’avais changé de réponse. Je disais que je m’étais battue, cela passait mieux.

Obligatoirement tous les lundis, les internes étaient contraints de déposer leur sac d’internat dans le bureau de Melle Buffet  la conseillère d’éducation, avant d’aller en cours. Je savais lorsque j’allais poser mon sac, la CE pouvait voir mon œil. Je m’étais préparée à lui répondre car vu ce qu’elle m’avait fait subir auparavant. J’étais prête à l’envoyer bouler…

 Heureusement il y avait beaucoup d’élèves dans son bureau. Elle m’a vu, me questionna et je lui répondis que je m’étais battue. Pendant les cours je me montrais de plus en plus provocatrice. Les profs, surtout les hommes commençaient à être mes ennemis. Je faisais souvent des bêtises, je devenais indisciplinée et rebelle sous toutes ses formes.

Un jour, mon prof de Science Physique me descendit par le col bac au bureau de la CE.

Melle Buffet me fit la morale, mais cela me rentrait dans une oreille et ressortait par l’autre. Je ne pouvais plus la voir en peinture celle là. C’était une femme très typée, cheveux noir corbeau, les yeux en forme de chat d’un noir pétillant de malice. Si elle voulait m’impressionner par sa remontrance, il m’en fallait plus.

La semaine passa vite, arrivée au vendredi soir je commençais à appréhender. Je savais que j’allais chez mon père.

Sandy

par Sandy publié dans : Mon enfance...
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