Deuxième années de CM2

Publié le par Sandy

En CM2, du moins à ma deuxième année de CM2, car j’ai redoublé, je ne savais pas lire.

Cela me gênait  de redoubler le fait d’être la plus grande de la classe et je commençais à avoir de la poitrine. Je jouais de moins en moins au foot, j’étais obligée de jouer aux jeux de filles.

Je me bagarrais un peu quand même pour me faire respecter.

J’étais suivie par un éducateur Christian, qui venait me chercher pendant que les autres de ma classe étaient en train de faire une leçon. Je n’appréciais pas cela, tout en sachant que ce n’était que pour mon bien, mais vis à vis des autres je me sentais inférieure. C’était très dur pour moi !Mais je ne suiverais aucun cours de grammaire ou conjugaison.

Un jour à la cantine, j’étais à une table de six avec Peter (un voisin de bâtiment de la ZAC). Et je ne sais plus quelques bêtises ont été faites, mais Mireille  B la surveillante de la cantine, s’en est prise à moi.

Je ne pouvais pas m’expliquer, elle ne me laissait pas le temps de parler. J’ai senti la colère montait en moi et je suis partie comme une furie de l’école. Sur le chemin, j’avais mal au cœur et je commençais à pleurer de ces accusations non fondées.

Heureusement j’avais la clé de chez moi et je suis rentrée. Soulagée d’être dans ma chambre et allongée sur mon lit, le téléphone sonna.

Mireille était au bout du fil, elle me dit de revenir à l’école sinon elle téléphonerait à ma mère. J’en ai profitais pour lui dire que ce n’était pas moi.

Je suis revenue, elle m’a emmenée manger dans les cuisines parce que tout le monde  avait fini. Mireille certainement désolée de cette injustice  resta à mes côtés et ne dit rien à ma mère de cet incident.

J’avais l’impression que certain adulte ne m’aimaient pas ou prenaient pitié de moi parce que mes parents avaient divorcé. Je ne me rendais pas compte que le divorce de mes parents me touché directement, j’avais un mal être inexprimable, je le vivais mes ne sachant pas que j’étais dans une souffrance.

Dans la même période maman vécu une grande histoire d’amour avec Joël. C’était un homme marié, mes souvenirs sont flous. Je vois toujours maman en train de l’attendre après les matchs de Division 1dans notre régions. Il passait après la troisième mi-temps.

Elle lui préparait son double whisky. Quand il était là, maman n’était plus la même, elle rigolait beaucoup et faisait sa « gamine ». Mon frère et moi nous allions nous coucher.

J’ai toujours vu maman l’attendre, elle regardait par la fenêtre de la chambre à mon frère, elle avait vu sur le parking. Elle restait des heures dans cette chambre entrain de regarder si sa voiture arrivait. Plusieurs fois, il n’est pas venu, et moi j’essayais de la consoler.

Bien des fois, j’en ai eu marre de la voir coller à la fenêtre.

Alors que j’avais besoin d’elle.

Je n’arrivais pas à l’exprimer clairement, de plus sa liaison avec Joël a duré trois ans. Il me semble qu’elle était heureuse et malheureuse à la fois. Certains soirs il couchait à la maison ! Elle était pratiquement à ses pieds. Cela m’agaçait ! Mais que dire ? ?

La seule fois où Joël a fait quelque chose pour nous, si je peux dire. C’était un soir, où mon frère avait bu et venait d’être ramené par la police pour vol de pièces de mobylette..

Oui, Mon frère a commencé à boire très tôt vers 13 ou 14 ans. Et quand, je dis boire c’est se bourrer la goule…

 Il traitait maman de tous les noms !

Très gentils, ils sont partis après avoir fait la morale à mon frère et des avances à ma mère. Une fois partis, mon frère est devenu fou. Maman était prise de panique devant son garçon, déchaîné ! Il tapait partout sur les murs et criait. (J’avais l’impression qu’il voulait faire comme mon père !)

Sous mes 1O ans, je ne reculais pas devant lui, même s’il me faisait des menaces. Maman avait peur qu’il me frappe et me demanda d’aller chercher Tonton  au-dessus.

Il n’était pas là. (Quoi, il était là…mais n’ouvrit pas la porte.)

C’est alors que M. Joël est arrivé et a emmené mon frère dehors pour discuter entre hommes. Ils sont restés plusieurs heures ensemble. Je suis restée avec maman qui n’arrêtait pas de pleurer, encore sous le choc de la venue de la police et de l’agressivité de mon frère. Tout est rentré dans l’ordre après quelques heures. Mon frangin est rentré dans sa chambre sans rien dire.

Ce soir là, tout le bâtiment avait entendu le rafus ! ! Je me suis couchée et j’en voulais à mon frère de tout ce qu’il avait dit et fait subir à ma mère.

Je n’avais pas de copines à part Isabelle, j’avais des difficultés pour me lier d’amitié. Et vu ce qui ce passé à la maison, je ne pouvais en parler à personne. A l’école, je ne discutais pas avec les autres de ce qui se passait à  la maison, car je savais au fond de moi que ce qui s’y passait n’était pas bien, pas sain !

Mon frère commençait de plus en plus à faire des conneries, l’alcool, les voles, les filles…les pétards aussi…c’était un Rock. Oui, dans notre cité, y avait la bandes de Hard- Rock, les Rocks et les New Wave  plus tard. Cela faisait qu’il y avait des bandes qui se former et souvent se confronter. Même entre la cité de la ZAC et la ZUP cela cartonné pas mal.

Sandy

Publicité

Publié dans Mon enfance...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Sandy....merci pour ton passage et ton commentaire laissé...<br /> Je ressens la même chose que toi...la nature, son appel...<br /> Bien à toi...et bonne soirée...
Répondre
K
une triste histoire que tu racontes très bien Sandy, j(aime bien venir prende de tes nouvelles de temps en temps
Répondre
A
C'est quand même affreux de constater que dans une même catégorie sociale, on vit tous à peu près les mêmes choses. Ca me donne envie de te conseiller un bouquin (gros, je l'avoue, mais je sais que ça va te parler) : L'Assommoir de Zola.<br /> Je t'embrasse.
Répondre
B
Tu as raison...il faut que cela sorte, (propre figué)...<br /> dis le, partage le....<br /> Bises
Répondre