Mon père m'a cogné...!

Publié le par Sandy

Je me sentais de plus en plus délaisser par mes parents, je ne mettais toujours pas de mot ou de parole sur cette souffrance. Je vivais les choses comme elles venaient !

Marie venait d’avoir son enfant Angéla. Cet enfant, Marie le désirait pour une raison. A fin que mon père ne soit plus avec nous, pour qu’il ne soit qu’à elle. (C’est ce que je pensais à cet âge).

Je m’apercevais que mon père ne faisait plus attention à moi et ne pouvait me supporter. Nous n’avions plus notre complicité comme quand il vivait avec maman. Ce n’était plus mon papa…

Un week-end une dispute éclata, lorsqu’il sus que la veille j’étais sortie avec des copains dans un bar.

Je lui répondis et il commença à se mettre en colère. Je me suis méfiais de sa réaction car je savais de quoi il était capable. Je réagis un peu trop tard. Il me cogna dessus. Résultat, je me retrouvais avec un coquard, après cela je n’avais plus qu’une envie rentrer chez moi.

J’étais abasourdie, déstabilisé…mon papa que j’aime tellement ma foutu une raclé…

En ce dimanche, je suis rentrée l’après-midi. Car je ne voulais plus rester chez lui.

Quand je suis arrivée à la maison, maman n’était pas là ; elle était à Montpellier avec Marc. Arriver dans ma chambre, je me suis allongée sur mon lit et je regardais le plafond. Je me sentais abandonnée, mal aimée et je commençais à détester ces adultes égoïstes aux quels on ne pouvait faire confiance.

Avec mes quatorze ans, j’avais mal !

Une souffrance extrême était en moi avec une incompréhension totale de tout ce qui venait de m’arriver. J’avais besoin de parler, de me confier. Mais je n’étais pas comme les autres filles de mon âges. Je ne me considérais pas comme normale avec toutes les difficultés que j’éprouvais à m’exprimer et surtout à faire confiance.

Le téléphone sonna. C’était maman, qui s’excusait de ne pas être là, elle préférait profiter de son week-end.

Je ne lui ai rien dit, j’étais trop perturbée. Elle me dit qu’il y avait du lait dans le frigo pour mon petit déjeuner. Elle me laissa en me souhaitant de passer une bonne semaine à l’école.

Tous les lundis, je partais avec la documentaliste du LEP. C’était la copine à maman celle qui était partie à Montpellier.

Bref, Geneviève me demanda-«  Qu’est ce qui t’es arrivée ? ».

-« Rien je me suis cognée ! ».

Arrivée au bahut, j’avais changé de réponse. Je disais que je m’étais battue, cela passait mieux.

Obligatoirement tous les lundis, les internes étaient contraints de déposer leur sac d’internat dans le bureau de Melle Buffet  la conseillère d’éducation, avant d’aller en cours. Je savais lorsque j’allais poser mon sac, la CE pouvait voir mon œil. Je m’étais préparée à lui répondre car vu ce qu’elle m’avait fait subir auparavant. J’étais prête à l’envoyer bouler…

 Heureusement il y avait beaucoup d’élèves dans son bureau. Elle m’a vu, me questionna et je lui répondis que je m’étais battue. Pendant les cours je me montrais de plus en plus provocatrice. Les profs, surtout les hommes commençaient à être mes ennemis. Je faisais souvent des bêtises, je devenais indisciplinée et rebelle sous toutes ses formes.

Un jour, mon prof de Science Physique me descendit par le col bac au bureau de la CE.

Melle Buffet me fit la morale, mais cela me rentrait dans une oreille et ressortait par l’autre. Je ne pouvais plus la voir en peinture celle là. C’était une femme très typée, cheveux noir corbeau, les yeux en forme de chat d’un noir pétillant de malice. Si elle voulait m’impressionner par sa remontrance, il m’en fallait plus.

La semaine passa vite, arrivée au vendredi soir je commençais à appréhender. Je savais que j’allais chez mon père.

Sandy

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Publié dans Mon enfance...

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O
Je te comprends , mes parents se disputaient souvent et ensuite mon beau père levait la main sur nous .En plus des coups reçus , nous nous faisions insultés tous les jours.Je suis partie de chez mes parents à treize ans , car les choses dégérairaient trop vite et la violence était présente chaques jours.Jamais je n'ai regretée mon choix .Si ton père lève encore la main sur toi ne te laisse pas faire parle en avec une personne qui saura t'aider ...
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A
Je pense que si ton père a cogné sur ta mère, puis sur toi, il y a de fortes chances pour qu'il ait cogné ou cognera tôt ou tard sur tout le monde. Sur les faibles en tout cas.<br /> Il finira mal.
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