Mes vancaces avec mon père....
Quand j’allais les week-ends chez mon père, c’était pénible, j’avais l’impression de n’être rien à ses yeux. Nous faisions de moins en moins de choses ensemble et mon frère je ne le voyais pratiquement plus. Sa femme était la seule et unique chose qu’il voyait.
A la fin de cette cinquième, il me fallait quand même redoubler. A vrai dire je n’avais rien fait de plus que l’année précédente, j’étais en échec total ! Cette deuxième cinquième fut, éprouvante car j’étais plus grande que ceux de ma classe.
J’avais arrêté le sport : dégoûter car je voulais faire sport étude. Mon prof de judo, m’avait laisser entendre que ce serait possible. Mais impossible vu mon niveau scolaire !Je sortais le soir, pour être avec des copines . Je ne savais pas quoi faire de ma peau.
Avec maman, on s’entendait bien ! Mais…y avait de plus en plus de copains qui venaient à la maison.
Elle sortait pas mal de week-end, le vendredi soir avant de partir ces amis venait la chercher à la maison. Elle se faisait toute belle, j’aimais la voir joyeuse comme cela…je le sentais heureuse de pouvoir aller en boite. Comme une ado, oui car elle a eu mon frère tôt et n’est pas sorti comme les autres de son âge. J’imagine !
Puis cela m’énervée de voir les genres de mecs qui venait. Y avait un cascadeur…puff tu parle! De mes deux oui !
J’ai essayée de le faire parler…impossible qu’il me dise quoi que se soit sur ces cascades. Je ne l’aimais pas trop lui, car je sentais qu’il était gentil avec moi pour avoir ma mère.
Des fois le samedi, on partait à Paris tous les deux. Elle prenait l’argent du loyer et on allait s’éclater, voir des pièces de théâtre ou s’acheter des fringues. En avant l’aventure, mais le mois était long après on devait se serrer la ceinture.
Pour les grandes vacances maman est partie à Montpellier avec une copine. Moi, je suis partie en vacances avec mon père à Toulon. Il était avec sa femme et son fils Vincent.
Nous avons été voir mon papy avec sa nouvelle femme. Oui, il a divorcé à 75 ans. Il faut le faire, pendant 45 ans environ il faisait cocu ma mamie. Cela doit être dur à vivre.
Depuis le divorce de mes parents, je ne l’avais pas revu, je ne connaissais pas Fernande sa nouvelle femme. Mon père m’annonça qu’il me laissait chez mon papy pendant quinze jours. Ce fut dur pour moi de les voir partir de leur côté. Ils partaient dans un camp, avec un bungalow à leur disposition. Je ne voyais pas pourquoi mon père ne voulait pas de moi, alors que Vincent lui était avec eux.
Il n’avait pas assez d’argent !
Au moment de leurs départ, j’avais comme une grosse boule dans le ventre et dans la gorge. J’espérer au fond de moi. Que papa pouvait changer d’avis et m’emmener avec lui.
Je suis allée dans la chambre d’amie où j’ai versé toutes les larmes de mon corps. Pendant ces quinze jours, je n’ai pas fait grand chose à par manger et faire des promenades accompagnées sur le port de Toulon. A leur retour, j’étais heureuse de voir mon père, mais j’avais mal parce qu’ils avaient passé de bonnes vacances tandis que moi j’étais resté là. Dans cet appartement avec mon papy et cette femme gentille d’ailleurs. Mais rien de bien pour une ados.
Le lendemain, nous devions passer voir ma mamie à Toulon, avant de rentrer. Nous sommes allés à la ZUP au 11ème étages. Arrivés devant la porte de son appartement, j’avais le cœur qui bâtait à cent à l’heure. J’étais contente de retrouver ma mamie que je n’avais pas vue depuis le divorce de mes parents.
Quand elle ouvrit la porte, elle dit bonjour à papa, Marie et Vincent. Puis arrivée devant moi, elle me tendit la main. Elle ne m’avait pas reconnue, c’était comme si je recevais une gifle !
Cette femme était transformée, ce n’était plus celle que j’avais connue auparavant, dans mon enfance. Physiquement elle avait grossi, une canne à la main car elle souffrait d’une jambe et plein de graisse tombante sous les bras. Papa me confia qu’elle buvait encore.
Elle s’est excusée mais j’étais blessée !
Je m’attendais à la voir les bras ouverts, me serrer dans ses bras et crier de joie-« Oh Ma mamilla ! St Marie Jésus ! ».
La sœur de mon père Claudette est venue le voir, elle demanda de mes nouvelles alors que j’étais juste à côté d’elle. J’avais les larmes aux yeux, mais je me suis contenue pour suivre la conversation.Elle s'est sentie génée...cela continuer! J'étais de nouveau blessée.
Quand papa décida de dormir chez mamie, je n’avais rien contre. Sauf, lorsqu’il m’annonça que j’allais dormir avec elle.
Je suis partie sur le balcon, je n’ai pas pue me retenir. Il m’était impossible de dormir avec elle. Je ne voulais pas blesser ma mamie mais son corps était si transformé et blessé dans sa chaire que je ne pouvais pas. J’ai vexé mon père et déçue ma mamie. Mais on me demandait trop ! J’ai préféré dormir par terre.J'étais triste de voir que personne ne pensait à moi...à ce que je pouvais resentir!
je me sentais terriblement seule...alors que je souhaitée retrouver ma famille.
Le lendemain nous sommes rentrés, papa m’a déposé devant mon bâtiment. J’étais contente de retrouver ma maison.
Sandy